@Quiberon

Un gabier de Port Haliguen à bord de la Frégate Melpomène

Les Gabiers ? : des matelots d’élite !
vendredi 11 septembre 2009 par Patrick LUCO

La Melponène à Port Haliguen

" A bord, le 5 février 1895

Me mam,

Voilà déjà trois mois que je n’ai pas eu de vos nouvelles.
Depuis que nous avons quitté Brest, nous n’avons pas eu un seul instant pour bailler aux corneilles.

La Melpomène est une bien belle frégate qui demande beaucoup de soins. La manœuvre est toujours délicate d’autant que le commandant aime les belles manœuvres et qu’il est très exigeant avec nous.

Les maitres sont très durs et ne nous passent rien. On ne doit pas se tromper dans ce que nous faisons. Sinon gare ! C’est facile d’être retranché de son quart de vin et d’attraper une corvée. Il est heureux qu’il y ait Monsieur l’Aumônier qui est du pays et qui connaît Monsieur le Curé. Cela nous évite beaucoup de corvées. Le Commandant en second est un homme sévère mais juste. Les Maitres sont quand même plus gentils qu’ils n’en ont l’air.

Le Lieutenant de vaisseau qui est chargé des gabiers est aussi l’officier de manoeuvre. Il monte avec nous dès le branle-bas. Il est très sévère. Il connaît toutes les manœuvres de la Melpo. Il connaît aussi chacun de nous. Il veut que tout se fasse avec ordre et précision. Il nous interroge sans cesse et si on répond pas ce qu’il veut entendre, c’est le Maître qui nous reprend. Le Maitre est de Port Louis. Il a navigué à Port Haliguen.

Le bateau marche bien et manœuvre facilement. Dès que le temps permet, le Commandant fait envoyer toute la voilure et dès que çà fraichit, il donne l’ordre de passer les faux-bras de mauvais temps pour doubler les bras des vergues.

Ce matin on a aperçu un gros grain tout noir qui assombrissait l’horizon droit devant nous. Il y avait surement du vent là-dedans. L’Officier de quart a fait serrer les perroquets. Il a fait fermer les sabords avant d’entrer dans le grain. Dès qu’on s’est approché du gros noir, la mer s’est mise à crépiter avec l’averse.
Les amures et les écoutes se sont raidies comme des barres de fer. La ralingue de la grande voile s’est tendue par le vent. La Melpo s’est inclinée et a appuyé. La ligne des sabords s’est enfoncée dans l’eau.
On a gardé la route comme il se doit. L’officier de quart a fait carguer la grand’voile. On est alors tous montés parce que c’est délicat. On peut pas carguer des deux bords à la fois parce que si on le faisait et que si la toile battait, la grand’vergue pourrait casser, et comme il n’y a pas besoin de soulager la frégate on commence toujours par carguer au vent, en gardant pleine la toile sous le vent.
On est monté tous sur les cargues. Et pour la plupart sur les cargue-fonds et les cargue-boulines de tribord. Et quand la rafale a chargé la toile, l’officier de quart a fait carguer à tribord. En bas un second-maître avec 6 hommes choque l’amure à la demande pour que la toile ne batte pas. Et la voile a été ramassée sur la vergue. C’est dur quand on a froid aux mains et qu’on a été trempé.
Après il a fait carguer à tribord. Les cargues de bâbord ont dégonflé la voile avec l’écoute choquée à la demande. Le point a été ramené au milieu de la vergue. Et dès qu’on l’a rentré la Melpo s’est redressée.
Mais plus loin quelques instants après une nouvelle risée nous est tombée dessus. La Melpo s’est couchée et l’Officier de quart a ordonné de brasser et d’amener les huniers après nous.
Les vergues de hune se sont décollées des haubans de bâbord après les avoir brassées au vent jusqu’à les reposer sur leurs chouques. On a laissé porter un peu pour que les voiles ne viennent pas en ralingue.
Dès que la Melpo s’est redressée on profite des vergues amenées pour prendre un ris dans les huniers. Et aussitôt que le grain est passé, l’officier de quart a fait tout rétablir tant les huniers que la grand’voile.
Le temps est redevenu clair mais comme la nuit allait tomber il a fait garder les perroquets serrés.

On a bien fait, car on est entré dans un grain aussi fort que celui d’avant. Ce qui fait qu’il a fallu carguer à nouveau la grand’voile. Mais comme il fait nuit et que la pluie était battante, c’était impressionnant surtout lorsqu’on aperçoit les lames qui déferlent près des bastingages sous le vent. On dirait qu’elles vont embarquer à bord et nous noyer.
Le vent dans les cordages hurlait par instants, couvrant les ordres de l’officier de quart et le sifflet qui les répétait. Dans le noir c’est impressionnant..

L’équipage est maintenant aguerri et nos gradés sont d’un sang-froid exemplaire. Les gabiers de quart reconnaissent les manœuvres au toucher dans le noir. La voile a été à nouveau étranglée et rentrée sur la vergue. La Melpo sous misaine et huniers avec un ris a supporté le grain sans broncher. Puis le ciel s’est éclairci et on a revu les étoiles.

Le Commandant qui ne voulait rien perdre de sa route a fait rétablir aussitôt la grand’voile.

Voilà me mam, comment se passent les journées à bord.

La frégate est belle et c’est un bon bâtiment. Quand on entre en rade et qu’il y a des Anglais, on est toujours applaudis quand on passe à quelques dizaines de brasses d’eux. Ils connaissent la Melpomène et quand on arrive ils montent tous sur les ponts pour nous acclamer.

Je donnerai cette lettre au vaguemestre dès qu’on arrivera à Funchal. Peut-être lirez vous ces lignes avant que nous rentrions à Brest. Le Maitre Pilote a dit que l’on passerait par Quiberon parce que le Commandant veut nous faire chenaler sous Houat et Belle-Isle

Chère Me Mam, je vous embrasse de tout mon cœur
Votre fils."


La Melpomène a été lancée à Rochefort le 20 aout 1887. C’est la dernière frégate « pure » de la Marine nationale. Elle est issue d’un projet de frégate d’instruction de 1883. Cette frégate porte 1768 m² de toile. La grand’voile fait 312 m², le grand hunier 299 m², le grand foc 186 m², la brigantine 191m². Surfaces à rapprocher de celles des yachts d’aujourd’hui.

La Melpomène fait 53m de long sur 14m au mètre-bau. Son tirant d’eau est de 6,75m. Le grand-mat fait plus de 50m ! Elle déplace 2000 tonnes.

Toutes les manœuvres étaient exécutées à la main, à la voix et au sifflet. Et aussi par un code gestuel entre gabiers.

La frégate est commandée par un Capitaine de Vaisseau secondé par un Capitaine de Frégate. Quatre Lieutenants de Vaisseau, chefs de service, deux Enseignes de Vaisseau, deux Médecins de Marine, un Commissaire de Marine, et un aumônier complètent l’état-major du bord. L’équipage est d’environ 350 hommes dont 250 apprentis gabiers.

Même si elle a été dessinée par des ingénieurs plus portés à concevoir des croiseurs que des voiliers, et que par conséquent elle n’a pas tout a fait l’élégance des frégates dessinées par Sané, elle a quand même très fière allure. Voilà le type de navire que j’aurais aimé commander.

La Melpomène, frégate-école des gabiers est içi devant Port Haliguen qu’elle visita périodiquement dans ses périples d’instruction.
Une autre frégate, l’Iphigénie de l’Ecole Navale, fréquentait aussi Port Haliguen.

Sous voiles, la silhouette de la Melpomène est magnifique. C’est une image de grand vaisseau d’avant la vapeur.

Cette huile a été exécutée par René Paitel de Port Haliguen en 1902. Ce jeune peintre a l’époque, est tombé au champ d’Honneur en Argonne en 1915. Il connaissait très bien celui qui a rédigé cette lettre à sa mère en 1895 alors qu’il était gabier à bord de la Melpomène.

Les commandants successifs de cette frégate étaient tous de fins boulinards. Les équipages étaient les conservateurs de tout un savoir faire et d’un savoir être ancestraux qui ont fait la grandeur de la Marine nationale.

J’ai eu la curiosité de me procurer le programme du cours de gabier de l’époque. J’ai été stupéfait de l’ampleur des connaissances qu’il fallait acquérir pour obtenir son brevet de gabier. Lequel brevet était le niveau de base, le premier niveau pour être matelot de la Marine nationale. Je livre ce programme ci-après.

J’ai retrouvé aussi le cours de gabier (celui qu’avait suivi mon père) inculqué en 1935 à bord de l’Armorique : il existe un petit livre, un vade-mecum en fait- qui récapitule tout ce qu’il fallait savoir…. C’est-à-dire à connaître par cœur…

On est ici bien loin du laxisme et de la fumisterie actuels des "écoles de voile" !

Alors ? l’auriez-vous obtenu ce brevet de gabier ?

Programme de l’examen de gabier en 1866

Examens et épreuves d’obtention des brevets provisoires et définitifs de gabier de lère et 2ème classe.

Examen pratique. Matelotage

1.- Noeuds et palans

• Tourner une manoeuvre sur un taquet.

• Noeud plat, noeud de bouline.

• Noeud d’écoute simple, double.

• Noeud de vache ou d’ajus.

• Noeud d’anguille ou de bois.

• Noeud de chaise simple, double, diverses manières de faire le noeud de chaise.

• Noeud d’agui, demi noeud, noeud de jambe de chien.

• Noeud à plein poing ou de bec d’oiseau.

• Faire une demi clef, bosser, tour mort avec des demi clefs.

• Noeud de grille, ou de patte de chat, ou de croc de palan.

• Gueule de raie, gueule de loup.

• Noeud de cravate, noeud de capelage.

• Demi clefs à capeler, demi clefs à renverser.

• Noeud de drisse ou de batelier, de filet ou de pêcheur.

• Noeud de trésillon, bosser une manoeuvre.

• Fouetter une poulie, frapper une erse en bitord sur une manoeuvre.

• Faire une surliure, frapper une drisse anglaise.

• Noeud de drisse de bonnette.

• Cul de porc simple, double.

• Tête de more, tête d’alouette.

• Noeud de haubans double, simple.

• Noeud de ride, noeud d’étalingure de câble, de grelin, d’orin,
d’empennelage, d’orin de petite ancre, de grappin.

• Passer les garants d’un palan (une poulie double, une poulie simple, deux poulies doubles).

• Passer les garants d’une ride dans des caps de mouton à quatre trous.

• Passer les garants d’une caliome (une poulie triple, une poulie double, deux poulies triples).

• Passer une drisse de basse vergue.

• Passer un garant de capon, une serre bosse, une bosse de bout.

• Passer un garant de traversière.

• Passer un garant de palan de bossoir d’embarcation.

• Passer un bredindin (3 poulies simples, une poulie double).

• Disposer les palans renversés pour rider un bas hauban à cap de mouton.

• Garnir un grelin, ou une aussière.

• Elinguer, trévirer, trésillonner.

2.- Epissures

• Epissure carrée avec filin en 3 et en 4.

• Epissure en diminuant le toron.

• Epissure longue avec filin en 3 et en 4.

• Epissure de câble.

• Faire un oeil avec filin en 3 et en 4.

• Faire un oeil au milieu d’une manoeuvre.

• Rapporter un ou deux torons à une manoeuvre avariée.

• Faire une bosse à main.

• Faire une bosse à boutons, une barbarasse.

• Faire des boutons de toumevire, ou bonnets turcs.

• Faire une élingue.

• Faire une estrope de poulie simple à épissure carrée.

• Faire une estrope de poulie double à épissure carrée.

• Faire une estrope à ersiau simple.

• Faire une estrope à ersiau double.

• Faire une estrope de pêcheur pour torchetière.

• Faire une estrope de faubert.

3.- Travaux divers

• Faire du bitord, de la commande, de la lignerolle, de la ligne et du quarantenier.

• Faire une erse en bitord.

• Goudronner un cordage.

• Congréer, limander, fourrer.

• Emboudiner l’organeau d’une ancre.

• Faire une guirlande, merliner.

• Faire une queue de rat.

• Garcettes de tournevire.

• Rabans, tresse plate en 3, 5, 7, 9.

• Tresse anglaise, en sangle à main, en sangle au métier.

• Faire un oeil sur une sangle.

• Tresse ronde, tresse carrée.

• Faire des paillets de deux manières, y faire des têtières, arrêter le paillet.

• Faire un filet de pêche, un filet de casse tête.

• Faire un bourrelet de défense.

• Faire des paillets cordés.

• Tire veilles, filets d’abordage, saisines, pattes d’embarcation.

4.- Amarrages et pièces de gréement

• Amarrage en étrive avec ou sans bridure.

• Amarrage plat avec ou sans bridure.

• Amarrage croisé.

• Amarrage en portugaise.

• Rousture ou velture.

• Aiguilletage (diverses manières).

• Mariage, transfilage.

• Serpenter deux manoeuvres pour le combat.

• Cabilloter les bras pour le combat.

• Faire une paire de haubans, deux pour le même bord, ou un de chaque bord.

• Faire une paire de galhaubans , une sous barbe de beaupré.

• Faire un oeil de collier d’étai.

• Disposer un racage à bigot.

• Faire un racage de perroquet ; une drosse de basse vergue, faire un capelage de perroquet, un bouquet de basse voile.

• Faire un capelage de bras et balancines de perroquet, une ganse pour maintenir ce capelage.

• Faire une échelle de revers, de poupe.

• Mâts de corde pour cartahus de linge.

• Ceintures de hamacs.

5.- Aptitude professionnelle

• Serrer un perroquet largué en bannière sans cargues.

• Serrer un fond de hunier, de basse voile sans chapeau, les cargues fonds affalés.

• Serrer un foc.

• Prendre une empointure de ris de hunier, de basse voile.

• Dépasser un mât de perroquet, le guinder.

• Mettre en place un bout dehors de basse vergue.

• Mettre en place un bout dehors de vergue de hune.

• Mettre un bout dehors de vergue de hune dans les haubans de hune.
Examen théorique

6.- Nom des mâts, des vergues

• Emplanture.

• Etambrai, jumelle.

• Cercle de bas mât, de chouquet, tons, jottereaux, élongis.

• Barres traversières, hunes, chouques de bas mât, de perroquets, tenon d’un mât caisse.

• Clef de mât de hune, de mât de perroquet, guindant, noix, épaulettes.

• Barres de perroquet, suspente.

• Blins, adents ou pitons pour rabans de ris.

• Reconnaître dans une vergue le dessus, l’avant, l’arrière.

• Bouts dehors.

• Noms des voiles employées.

• Laises, ralingues de têtière, de chute, de bordure.

• Points, oeil de pie.

• Ris béléguic, consolon, bonne grâce.

• Pattes, doublages, ou renforts.

• Tabliers des huniers.

• Ersiaux, cosses d’empointure, rabans d’empointure.

• Branches de boulines, jarretières.

• Rabans de ferlage.

• Etuis de chauffe pour mâts, vergues, hunes, étuis d’embarcations, tentes pour le navire ; tentes d’embarcations, taux, prélarts, masques, capots.

• Ancres de bossoir, à jet, de veille, de grand panneau, de corps mort.

• Tige ou verge, bras, patte vieille, bec, diamant, carré, joal, organeau, bossoir.

• Bossoir de traversière.

• Capon, traversière, bosse de bout, serre bosse.

7.- Filins, poulies, palans, objets divers

• Bitord, commande, lignager, ligne, fil de caret, filin en 3, en 4, aussières, grelin, câble, drisse de flamme.

• Nomenclature d’une poulie.

• Caisse, joue, engoujure, réa ou rouet.

• Réa à dé de cuivre, à dé de cuir.

• Poulie simple, poulie double.

• Poulie triple à émerillon.

• Poulies à talon pour amures de basses voiles.

• Poulies à violon.

• Caps de mouton.

• Margouiller, cosse, moque de sous barbe.

• Moque à sabot pour palanquin.

• Poulies de pied de mât.

• Marionnettes.

• Taquets de tournage, de haubans.

• Galoche, poulie coupée et ferrée.

• Poulie baraguette.

• Poulie de guindresse, d’itague, chape.

• Poulie pour retour d’embossage.

• Poulie de capon et de traversière.

• Poulie de palan de drisse de hune.

• Poulies d’apparaux en usage dans les ports.

• Poulie estopée à oeil, à cosse, à croc, à fouet.

• Poulie à estrope double et à oeil

• Poulies de drisses de pie.

•Poulies de drisses de basses vergues.

• Pommes goujées pour conduit de manoeuvre Rocambeau, vanille.

• Bastaque simple, double.

• Palan de charge à fouet, à croc, de dimanche.

• Palan à poulie de violon.

• Caliome.

• Caliorne de braguet, de bas mât.

• Palan de bout de vergue, sa pantoire, son estrope ; de la poulie supérieure.

• Burin, palan d’étai, gui, racage (diverses espèces).

• Pommes de racage.

• Bigots.

• Pommes de mât de perroquet. Gobelets.

8.- Capelage des mâts, garniture des vergues

Indiquer les capelages dans l’ordre où ils doivent être mis en place.

• Capelage du beaupré, des trois bas mâts.

• Capelage du bout dehors de grand foc.

• Capelage du petit mât de hune.

• Capelage du perroquet de fougue.

• Capelage du bout dehors de clinfoc.

• Capelage du minot, du gui.

• Capelage

• Capelage des trois mâts de perroquet ; Les garnitures d’une basse vergue, d’une vergue barrée, d’une vergue de hune, d’une vergue de perroquet, d’une vergue de cacatois.

9.- Mise en place du gréement proprement dit, manoeuvres dormantes

• Comment est disposé le cartahu pour le hisser ?

• Capeler un bas hauban Comment l’amarre t on sur le hauban ?
où se tient le gabier, que fait il ?

• Capeler un étai de bas mât

• Comment sont disposés les cartahus ? A quel point de l’étai les frappe t on ?

• Rider un bas hauban à cap de mouton, à ridoir.

• Rider un étai à ridoir.

• Enflécher.

• Gambes de revers, les raidir.

• Passer la guindresse du mât de hune pour le soulager, le chouque n’étant pas en place.

• Passer la guindresse du mât de hune pour le guinder définitivement.

• Passer le braguet, (son utilité).

• Capeler les haubans de hune.

• Capeler les étais de hune.

• Disposition des suspentes de basse vergue.

• Passage des itagues et drisses avec une, deux poulies d’itague.

• But et disposition du gouvernail de drisse.

• Hisser les capelages de perroquet et de cacatois sur les chouques de mât de hune.

• Passage de la guindresse du mât de perroquet.

• Passage de la drisse de perroquet.

• Passage de la drisse de cacatois.

10.- Passage des manoeuvres courantes

• Passages des manoeuvres relatives au foc (drisses, hale bas, cargues de grand foc, écoutes).

• Amures et écoutes de basses voiles.

• Ecoutes de hunier, perroquet, cacatois.

• Drosses et palans de roulis de basse vergue.

• Palan de roulis de hunier.

• Bras et balancines de basse vergue, de hunier, de perroquet, de cacatois.

• Palanquins, faux palanquins de hunier.

• Palanquins de basses voiles.

• Boulines de misaine, de grand voile, de hunier, de perroquet.

• Cargues de basse voile, cargue points, cargue boulines,
cargue fond.

• Chapeaux.

• Cargues de hunier (idem).

• Cargues de perroquet (idem).

• Cargues de cacatois.

• Ecoutes et cargues de brigantine.

• Drisse de pic, drisse de mât.

• Balancine de gui, garde de la come.

• Manoeuvres de bonnettes, bras de bout dehors de misaine.

• Drisse d’en dehors, d’en dedans de bonnette basse.

• Pattes d’oie, lève nez, candelettes.

• Drisses de bonnettes de hune, amures, écoutes.

• Drisses de bonnettes de perroquet, amures, écoutes.

11.- Manœuvres de rade et de mer, avaries

• un hunier

• une basse voile en rade,

• Comment envergue t on ? à la mer, (fonction des gabiers). un foc
la brigantine

• Passer le faux bras de mauvais temps.

• Passer les fausses cargue boulines de basse voile.

• Comment rabante t on une voile ?

• Prendre des ris par mauvais temps dans les huniers.

• Fonction des gabiers (précautions à prendre) ; si la toile est capelée sur la vergue, comment aller au bout de la vergue ?

• Prendre des ris dans les basses voiles de mauvais temps.

• Dégréer les perroquets à la mer de mauvais temps , les huniers établis ; dépasser les mâts de perroquet, les huniers établis.

• Haler bas un foc par fraîche brise, le serrer, précautions à prendre.

• Mise en place des paillets de brasseyage et autres, visite du gréement à la mer , quels sont les points sur lesquels doit porter principalement l’attention du gabier ?

• Embarquer, débarquer, chaloupes et canots.

• Passage des cartables, description des apparaux, leur mise en place.

• Avaries. Dans une écoute, drisse ou amure de bonnette, dans une écoute ou cargue de perroquet.

• Le hale bas du foc cassé, par quoi le remplacer immédiatement ?

• Avarie dans un palanquin.

• Un hunier est légèrement déchiré, comment le réparer de beau temps sans le carguer ?

• Avarie dans un racage de perroquet.

• Comment assujetir la vergue avant d’aller dessus ?

12 .- Connaissances accessoires

• Savoir nager dans une baleinière.

• Savoir godiller, savoir lire la rose des vents par quarts, demi quarts et degrés.

• Savoir gouverner ; connaître tous les coups de sifflet.

• Comment gouverne t on au plus près ?

• Qu’est ce qu’un bâtiment mou, ardent ?

• Comment gouverner à la cape ?

• Comment gouverner vent arrière par grosse mer ?

• Gouverner à la lame.

• Comment gouverne t on quand le bâtiment est en panne ?

• Comment gouverne t on quand on prend un ris ou qu’on serre une voile ?

• Précautions personnelles que doit prendre l’homme de barre.

• Quelle est la règle générale suivie pour éviter un abordage (venir sur tribord).

• Quels sont les devoirs d’un gabier en vigie ?

• Quels sont les feux que doit avoir un bâtiment à vapeur ?

• Quels sont les feux que doit avoir un bâtiment à voiles ?

• Savoir sonder avec la petite sonde ?

• Comment sonde t on avec la grande sonde ?

• Comment sont graduées les lignes de sonde ?

• Installation du paratonnerre et de sa chaîne.

• Voilerie.

• Savoir coudre une ralingue.

• Coudre, réparer une voile, mettre un placard.

La Marine nationale a fermé il y a dix ans l’atelier de gréeurs de l’Arsenal de Lorient, puis celui de l’Arsenal de Brest il y a trois ans.

En France le métier de gréeur est perdu, comme celui de gabier. C’est la disparition totale d’un millénaire de savoir faire.

La disparition de ces "métiers" est représentative du déclin d’un pays qui n’a plus de cap, parce qu’il est mené par des incapables vers des récifs inconnus : à quand le naufrage ?
Le navire fait eau de partout et les cales sont pleines de rats et de cafards...


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