@Quiberon
Un aménagement intéressant à méditer, puis à discuter...

Quiberon, Port Haliguen : Comblement de la "petite plage" (2)...

Des idées novatrices ?
samedi 25 août 2012 par Patrick LUCO

Ici, à Quiberon, nous avons la chance d’être les dépositaires d’un superbe paysage maritime que d’aucuns nous envient. Des plages aux sables blancs étincelantes sous le soleil ardent aux rocs abrupts soulignés par le trait de l’écume.
Des paysages variés en pleine mer : "Quiberon , 14 km en mer" affirmait naguère la flamme postale apposée sur tout ce qu’il partait d’ici grâce à cette vénérable institution aujourd’hui disparue.

Nous avons aussi des ports : Port Maria, Port d’Orange, Portivy, et Port Haliguen dont l’avenir me préoccupe autant que beaucoup de contemporains attachés à ces lieux chargés d’Histoire, sinon d’histoires...

Charmant petit port de l’Est de la Presqu’île de Quiberon, Port Haliguen est, depuis des temps immémoriaux le refuge idéal des navigateurs. Cette petite ria qui s’enfonce comme un coin dans le flanc du massif insulaire primitif de Quiberon, a été très vite choisi comme havre par les navigateurs.

Port Haliguen, offre aussi au regard de celui qui sait prendre son temps d’extraordinaires palettes. Les matins de douceur du printemps, incitent à s’attarder sur les vieux quais, en humant l’air, en écoutant le doux clapotis des vaguelettes sur les carènes des bateaux. Les artistes, qu’ils soient peintres, photographes, sculpteurs, amateurs ou célèbres, ont reconnu naturellement la beauté de ce site aménagé au milieu du XIXème siècle. Ce vieux paysage, est un thème de prédilection apprécié de tous les hommes de goût...

Ce port est aussi un ensemble commercial à finalités maritime dépendant du Syndicat mixte des ports et bases nautiques du Morbihan, organisme du Conseil général, qui en a délégué sa gestion à la SAGEMOR, organisme à statuts variables qui est aussi une émanation de ce même Conseil général...

Ce port est établi depuis deux siècles sur la Commune de Quiberon et constitue un quartier de Quiberon, en tant que commune.

Un port est le plus souvent un site naturel dont la disposition favorise d’abri des bâtiments. Un port peut être établi dans un estuaire, une ria, comme il peut être artificiellement établi sur une côte ouverte. Parfois, le navigateur ne trouve l’abri qu’après avoir traversé une barre comme à Etel. L’abri peut être aussi précaire, souvent très temporaire, amenant le marin à échouer son bateau sur la grève comme ce le fut à Port Maria avant l’établissement en 1890 des ouvrages portuaires que nous connaissons.

Des ports, j’en ai vu de toutes sortes, du plus primitif au plus élaboré. Des ports de commerce aux entrepôts bien disposés avec des grues girafe gigantesques , aux quais accueillant des trains de marchandise, des ports de guerre avec leurs arsenaux et leurs bassins de radoub, des ports de plaisance remarquablement équipés et très accueillants…. Mais aussi -hélas !-des ports de patrimoine laissés dans un semi abandon, équipés de bric et de broc, s’envasant, dans lesquels on peut être accueilli comme un chien dans un jeu de quille !...

J’aime bien les ports avec leurs paysages, leurs bateaux et leurs marins. Mais je n’aime pas les parkings à bateaux tous pareils ! Un port est d’abord une porte vers le grand large, une incitation aux voyages, à l’occasion un rêve, mais pas un cauchemar !...

Un port est aussi un lieu de rencontres. Rencontres pour le travail, le commerce, l’art, l’amitié… Ce ne doit pas devenir un espace fermé comme c’est malheureusement la tendance aujourd’hui. Un port est aussi un lieu de rapprochement entre les cultures, images de civilisations diverses.

Ici, à Port Haliguen, en baie de Quiberon, port admirablement situé sous le vent de la Presqu’ile de Quiberon, port ancien de commerce puis de petite pêche, nous avons vu construire un port de plaisance au fil des années. Ce port hâtivement conçu a rapidement présenté des défauts majeurs car il fallait s’adapter sans beaucoup de réflexion aux nécessités d’une plaisance gaspilleuse d’espaces.

Un des grands atouts de ce port, c’est de se trouver dans un espace géographique unique : Il est situé en pleine mer, à proximité d’un aérodrome, de superbes plages, pas très loin d’une voie ferrée en état de marche, tout cela dans une ville qui n’est pas encore urbanisée à outrance.

Initialement, dans les années 1960, les instigateurs de ce port avaient dans l’esprit, la création de ce que d’aucuns au Conseil général appellent un « Cluster » maritime, source d’initiatives maritimes et d’emplois à Quiberon pour notre jeunesse, cela dans l’esprit ancestral qui prévalait avant l’avènement du tourisme de masse. Dans la municipalité de cette époque il y avait des marins, des capitaines au Long Cours, de véritables « tosse-la-mer », des seigneurs dont j’ai conservé le souvenir.
Malheureusement, par la suite, l’esprit initial des promoteurs de l’installation, changement d’équipe municipale et de conseillers généraux aidants, occupés par ailleurs à leur petites affaires, sans entrevoir l’intérêt de ce qu’ils avaient sous la main, on laissé faire n’importe quoi. Ce qui enrageait beaucoup de personnes qui voyaient le gaspillage, la gabegie et la déshérence qui régnait dans ce port jadis si animé. Exit donc, le projet de cluster maritime à Quiberon ! On s’est retrouvé « envasé ». Plus d’eau sous la quille ! : la marée basse permanente en quelque sorte !...

Le port devenait de moins en moins utilisable ; des usagers mécontents, il y en avait de plus en plus, des habitants enragés de voir leur patrimoine partir on ne sait où. Puis il y avait les élections où certains commençaient à avoir chaud aux fesses, puis il y avait la concession cinquantenaire à la SAGEMOR qui s’achevait en 2019 : il fallait enfin se décider de faire quelque chose ! Et puis….

Des projets avortés, ou mis de côté, il y en a eu ! : Port à flot, comblement total, des pontons dangereux et mal conçus démolis par le mauvais temps, des dépôts intempestifs de gravats et de matériaux, des constructions de bâtiment laids mal fichus, du manque d’entretien, des fissures dans les quais et l’assise même du vieux phare le mettant en péril, m’amenaient, proprio motu, à chaque fois à écrire aux responsables, ou à aller les voir. Les lettres le plus souvent mises au panier, ou encore des accrochages particulièrement violents avec des responsables plus enclins à tirer un avantage personnel de leur position que de « servir ». Cela a été jusqu’à essayer de me nuire en envoyant un fax reprenant une photo de Ouest-France à mon administration centrale avec une annotation vacharde précisant que je participais à une réunion politique où je n’avais rien à faire car c’était interdit par le statut dont je relevais ! N’est-ce pas M. « X » ? Ce qui m’a valu une convocation en « haut lieu » pour m’expliquer ! Or, il s’agissait tout simplement de la réunion préalable à la constitution de l’association des « Vieux Port Haliguen » !... L’affaire en resta là mais laissa des traces…

Puis, devenu libre de toutes contraintes administratives il y a quelques années, j’ai décidé de monter un blog par lequel, je diffusais entre autres, des informations relatives aux aménagements de ce port. Informations toutes obtenues auprès des meilleures sources, au fur et à mesure de leur apparition. Certains aménagements, par la suite, ayant avortés car irréalistes, d’autres empêchés car gênants ou trop coûteux.
Je ne me suis donc jamais privé de dire ce que j’en pensais, ou d’exposer dans ces lignes ma manière de voir les choses ! C’est ainsi que je n’ai jamais hésité à exposer ici la manière dont Port Haliguen devait évoluer pour mieux coller aux réalités et aux impératifs économiques de Quiberon.
Pour moi, il fallait évoluer dans l’esprit des capitaines, des armateurs, des entrepreneurs de la Presqu’ile –je dirais « Quiberon » au sens géographique ! et non pas se complaire dans une médiocrité qui ne sied pas à l’esprit des lieux !.. La municipalité dans les faits, indifférente aux affaires maritimes, se détournait de nos intérêts traditionnels. C’est sans doute lié au recrutement de cette équipe par un maire venu de l’extérieur, comme instituteur, en 1972 et étranger au monde maritime ?

Cependant, la lucidité survenant, des responsables départementaux se sont mis au travail et ont commencé à réfléchir, en ressortant des cartons des vieilles idées, des projets avortés, ou encore des éléments de réflexions entendus ici ou là…

Pour synthétiser toutes ces idées et axes d’aménagement, un cabinet d’études a été récemment mandaté à la fois par le Conseil général et par la municipalité de Quiberon. Très bien ! Mais pourquoi donc, un seul cabinet et pas plusieurs travaillant séparément pour choisir le meilleur projet ensuite ?

Quel est donc le résultat de ces intenses cogitations ? Eh bien, un projet !... Encore un me direz-vous ! Oui ! Mais celui là je le trouve plein d’intérêt ! Novateur, en quelque sorte !

Je dirais même que j’ai l’impression d’y retrouver la « patte » de Gérard le Tréquesser, président directeur général du syndicat mixte des ports. Ce personnage avec lequel j’ai longtemps travaillé dans une existence antérieure, s’est toujours signalé par une certaine clairvoyance alliée à une bonhommie génératrice d’efficacité dans la bonne humeur. Certains -dont moi-même !- s’en souviennent encore ! Ce conseiller général aurait donc décidé de prendre le taureau par les cornes ? Très bien ! Je comprends mieux la remarque qu’il m’avait faite il y a bientôt 10 ans alors que nous sortions de l’inauguration du nouveau bâtiment technique du port « A ton avis, qu’est qu’on peut faire de tout cela ? » me montrant le vieux bassin de Port Haliguen ? Ma réponse avait été, « Beaucoup de choses mais pas n’importe quoi !... » et on en resta là…

Pendant ce temps là, le port continuait à s’envaser, au point où il devenait à la limite de l’utilisable !...

Maintenant, le temps passant, les idées ont décanté. On se réveille enfin. Un cabinet d’étude a été mandaté par le Conseil général et par la municipalité pour « Réhabiliter Port Haliguen » selon les termes d’un article publié dans la presse locale il y a quelques mois ! Remarquons d’ailleurs qu’utiliser ce terme c’est reconnaître que la situation s’était largement dégradée !...

Maintenant, il existe un projet. Un de plus me dira-t-on ! Mais celui-là tient la route à mon sens car il est –enfin !- ambitieux.

En effet, ce projet consiste d’abord en un remodelage des installations portuaires dans un cadre beaucoup plus vaste tenant compte d’un existant géographique, économique et portuaire. Il allie les nécessités maritimes, les exigences de convivialité, la préservation de certains sites, la préservation du patrimoine et la mise en valeur du pays. Il semble aussi que cela ne sera pas la cause de contraintes génératrice de contentieux relatives à la propriété individuelle par expropriations, mais on peut se tromper !..
Il est intégré dans un cadre global alliant, le réaménagement de l’environnement portuaire immédiat aux bassins, les voies de circulations, les plages, le Fort Neuf, l’environnement de l’aérodrome, et des parkings de dégagement.

Tout d’abord , ce port doit être dévasé, les profondeurs rétablies pour permettre l’accès de bâtiments dont les tirants d’eau ne permettaient plus leur accostage.
Ces bateaux devant alors aller ailleurs : à la Trinité par exemple, voire à Lorient ! Le problème est qu’il y a de 120 000 à 150 000 m3 de vases et sédiments à enlever. Dont 30 000 m3 probablement souillés.
Le dépôt des vases de la Trinité , hâtivement déposées dans la Baie, souvent en « faisant route ! » a généré des pollutions par suspensions de particules. Le résultat c’est que la pêche à pied est interdite maintenant pour longtemps ! Bravo ! Quelle réussite !..

Les 100 000 m3 doivent donc être évacuées. Cela doit être fait en haute mer là où c’est le moins nocif. Pour cela il faudra une marie-salope bien conséquente capable de faire le travail efficacement et proprement ! Pas une solution bricolée avec petits moyens si on ne veut pas « pourrir » définitivement la Baie avec les conséquences que l’on connaît. Restent alors les vases polluées. Pendant un moment il a été question de les répandre quelque part dans Quiberon oubliant les injonctions environnementales issues du « Grenelle de l’Environnement » ! De toutes manières cela aurait été irréaliste, dangereux à tous points de vue et très ennuyeux sur le plan politique car cela aurait entraîné immédiatement des réactions pour le moins discourtoises.
La solution qui est donc sortie est le comblement de la petite plage avec la constitution d’aménagements portuaires.

Examinons donc ces aménagements.

D’abord le bassin du Vieux port, celui de 1858 imaginé par l’Ingénieur Pichot, sur plan de 1802 par le Génie militaire.

L’esprit des lieux serait à peu près conservé par l’établissement toutefois de grands espaces piétonniers dans un « souci de déplacements doux » et écolos comme c’est la mode. Les quais seraient repavés (sous le macadam, il existait déjà un pavage de grande pierres de taille). Les quais seraient réservés à la circulation piétonnière et les accès interdits aux véhicules par des bites et bollards. Dommage car c’est évacuer l’utilisation des deux cales pour le débarquement ou embarquement des matériels. Des kiosques et cabanes temporaires seraient installées sur ces quais. La darse de l’élévateur à bateau serait déplacée vers PH1 et l’emplacement remis à son état initial.

La place établie sur l’emplacement de l’ancien bassin comblé en 1960 après l’écroulement des quais lors de travaux mal menés par des incompétents serait réaménagé à usage de place pour petit marché d’été avec des aménagements à usages conviviaux, des parterres avec graminées , un bâtiment à usage public le tout dans la continuité de la promenade verte qui irait du Val Fleuri vers le toul Prieu où serait construit un parking de dégagement, là où se trouvait une carrière qui avait servi de décharge et fermée vers 1966. Un bâtiment serait construit là à « usage identitaire » , mais manifestement on ne tient pas compte du cône d’approche à 10% pour les avions de l’aérodrome.
Ces voies emprunteraient le tracé préexistant qui traverse la résidence Adal d’Arvor et longerait partiellement la partie ouest de la piste. .
Le carrefour du toul Prieu verrait aussi aboutir des voies de dégagement nouvelles établies entre le parking de la plage du Fort Neuf, d’une part et une autre venant du Fort Neuf, d’autre part. Le Fort Neuf lui-même serait revu et corrigé pour en faire une esplanade à usage de manifestations festives ou autres.
Le Boulevard des Emigrés serait alors remodelé pour l’améliorer et donner à la route de Conguel, un aspect de… boulevard !.. ; Cela permettra de mettre aussi en valeur le superbe projet phare de Porrigo si cher au conseiller de Port Haliguen !...
Concernant PH1, qui est en fait une petite zone technique, elle serait à peine retouchée si ce n’est la construction d’une fosse à élévateur. Cependant, la grande cale de carénage si utile disparaitrait et ce serait extrêmement gênant de la supprimer sachant qu’il peut y avoir des bâtiments de fort gabarit (catamarans, chalutiers, etc…) qui en ont l’usage. A mon avis , il vaudrait mieux la conserver et l’améliorer par la construction de rigoles de récupération d’effluents avec décanteurs intégrés. Restreindre une zone technique portuaire est à mon avis une erreur. En effet : où , comment, et avec quoi assurer la maintenance des bateaux stationnés ?

Quant à PH2 c’est là que se feraient les plus gros aménagements. En effet, la plage serait supprimées par comblement après établissement de murailles de béton partant du redan à l’angle de l’ancienne maison du port (quai des Sinagots ) vers la tourelle de l’ancien vivier. Cette tourelle étant conservée.. Le volume ainsi obtenu, comme décrit dans les articles précédents serait comblé par les vases polluées. Un bassin destiné à accueillir des bateaux dits »de patrimoine » qui y seraient seuls admis, tandis qu’un bassin à marée serait construit en englobant le vieux port, et l’extrémité ouest de ce petit bassin. Ce mur à marée, en fait une digue submersible, serait muni d’un seuil amovible. La conséquence est que seules des petites unités pourraient avoir accès à ces bassins sachant que le marnage n’est pas très important par ici. Cependant, avec un tel aménagement, les eaux seraient stagnantes, favorisant ainsi la sédimentation !... On peut remarquer aussi que ce bassin à patrimoine serait face à l’entrée du port, et que le « patrimoine » amarré dans ce bassin serait malmené par le clapot lors des séries de jours à vents d’Est que nous connaissons. Pour minimiser cela, des systèmes de déflecteurs à clapots seraient installés parallèlement à l’entrée du port à l’extérieur entre la basse Olibarte, et la Basse de Port Haliguen, grosso modo là où était coulé le Bourbaki.
Cet espace comblé serait évidemment aménagé. D’un coté en prolongement de l’ancienne maison du port, un nouveau bâtiment serait construit. Peut être pas en respectant la continuité architecturale ! Cela, EADM, ne sait pas faire !.
..
De l’autre une nouvelle capitainerie avec des salles d’accueil, de conférences, de convivialité (points d’eau ?), des commerces seraient construit.

L’esplanade dégagée sur l’ancienne plage « Rivier » serait pavée, « minéralisée » selon les concepts architecturaux les plus récents ( cf bibliothèque d’objets d’Archicad pour ceux qui connaissent !). Sur cette esplanade, des bâtiment à usage commerciaux seraient construits de manière à déplacer les commerces établi à proximité de l’ancien vivier. Les horribles cabanes en tôles étant dégagées pour laisser la place à un immense parking partant de la jetée ouest de PH2. Une partie du bord sud –ouest de PH2 serait comblée pour agrandir le parking situé sous le Mané. Ce parking étant comme il se doit traité d’une manière minérale mais végétalisé avec des graminées…
Au bord de ce parking à accès contrôlé, une promenade serait alors établie dans la continuité du chemin piétonnier, ancien chemin des douaniers, allant de Castero, vers Port Haliguen.. A l’extrémité du parking, côté Castero, un belvédère serait construit pour abriter dessous un espace destiné à des expositions, et au dessus un emplacement pour admirer le panorama…

Cela ne résoudra que temporairement l’envasement naturel du port. En effet, dans 30 ans il faudra recommencer ! Et alors où mettre ces vases ? Puisque le port aura été en partie comblé ? Ne vaudrait-il pas mieux organiser l’aménagement portuaire pour rétablir le courant côtier préexistant ? Cela peut se faire en aménageant des porte écluses commandées dans les quais Ouest et Est, et qui seraient ouvertes en basse saison pour empêcher de salir les plages. Un tel dispositif reculera l’échéance de dévasage qui ne manquera pas de survenir, car l’envasement de la Baie est un phénomène lent et certain !...

Mais si on réfléchit bien il pourrait y avoir corrélativement une densification des places de bateaux pour ne pas diminuer le chiffre d’affaire du port. Depuis quelques années il est question de construire aussi un port à sec. Comme déjà exposé dans ce blog.. Mais où le faire ? Pendant un moment c’était à côté de l’aérodrome . Mais cet emplacement présente de sérieux inconvénients incompatibles avec ce projet d’une part, et d’autre part par son exploitation !

Il reste alors l’acquisition de l’ancienne carrière située derrière l’ancien vivier !... Mais quid de l’esthétique et des nuisances de ce genre d’aménagement en pleine zone résidentielle ? Le masquer avec des structures genre hangar d’aviation nichées dans ce renfoncement avec toit paysager abritant un gigantesque automate distributeur de bateaux sur racks en IPN et piloté par ordinateur ? C’est faisable ! Mais à quel prix !... Et cette carrière a un propriétaire !..

Ainsi qu’on le voit, le projet est ambitieux. L’ensemble des aménagements dégagent à vue de nez dans les 3 hectares de surfaces nouvelles..
Mais c’est un projet élaboré sans concertation préalable. Ce projet est unique.

Personnellement je m’interroge. Pour le rendre plus pertinent, je pense qu’il aurait mieux valu mettre en concurrence plusieurs cabinets pour faire une synthèse de ce qu’il peut y avoir de meilleur dans chacun d’entre eux.

Par ailleurs quel peut être le coût financier d’un tel projet ? Je dirais volontiers au vu de certaines tables de prix que cela vaudrait au moins dans les 5 millions d’euros, au plus dans les 9 millions d’euros. Peut-être 8 millions d’euros… A condition que ce soient des marchés réellement négociés…Mais question : Qui paye ? Nous ? Eux ?

Autre question, non résolue : exécution en combien de temps ? 1 ans ? 2 ans, 10 ans ? jamais ? En effet, on pourrait craindre aussi que ce projet ne soit qu’une manière habile de faire passer la pilule du comblement de cette petite plage par des sédiments pollués et que l’opération terminée, les travaux trainent en longueur, voire ne se terminent pas. Faute de crédits détournés pour un autre usage chez un politicien local mieux vu en Cour ?... Ou à la suite d’un changement total de coloration politique dans le Morbihan comme c’est la tendance ? Ce qui ferait qu’à terme, de nombreuses années plus tard, faute de crédits, le projet se retrouve abandonné, laissant le site inachevé ! Les Quiberonnais se retrouvant alors avec un paysage corrompu. Un sale piège en quelque sorte ! En politique , tout est possible ! Qui nous dit encore que les engagements seront tenus ? Les promesses des politiciens n’engagent que ceux qui y croient !. Et puis, cette municipalité qui nous dit qu’elle sera reconduite en 2014 ? Et avons nous des gens à poigne capables de faire tenir les promesses ? Quand on sait comment s’est comporté le maire lors de cette réunion restreinte du Conseil d’il y a un mois, on ne peut que s’interroger...

Je pense aussi, qu’on aurait pu mettre quelques personnes de la société civile dans le projet pour éviter de se retrouver avec un projet parachuté.

Exclure la population d’un tel projet est à mon sens maladroit et c’est faire preuve d’orgueil que de ne pas tenir compte des éventuelles objections.

C’est aussi braquer une partie de la population, et se passer d’appuis avisés. C’est se passer de l’adhésion de beaucoup. En effet on ne gouverne pas "contre" mais "avec" !....


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