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Quiberon : A propos du capitaine LORHO et voyage dans le QUIBERON de 2014

dimanche 15 juin 2014 par jc-leguennec

Le samedi 17 mai 2014 en lisant dans le TELEGRAMME la nécrologie de monsieur André Lorho (à la famille duquel j’adresse mes sincères condoléances), je fis un bond en apprenant que la résidence de caractère située à l’entrée du village portait son surnom.

Pour une fois qu’un correspondant de la presse locale évoquait le passé maritime de Quiberon je m’attendais à ce qu’il respectât la vérité historique ou du moins qu’il se renseignât avant d’écrire un tel article.

Dès le lundi 19 mai, je le contactai afin qu’il rectifie son article. Pour l’occasion, je lui proposai une rencontre comme c’est d’usage habituellement pour lui fournir des renseignements précis sur le capitaine J.M Lorho (1844-1929). Hélas, il jugea qu’un simple entrefilet dans la rubrique « A Savoir » serait suffisant pour réparer la méprise.
Nous avons donc pu lire mardi 20 mai : « Précision : dans l’article sur André Lorho il s’avère qu’il n’y a aucune relation entre lui et la résidence du capitaine Lorho …"

Petit cousin de J.M Lorho (capitaine au cabotage), je tiens, avec l’aide de ma sœur (mon aînée de 8 ans) à évoquer rapidement sa vie et celle de sa famille.
Le couple Lorho eut un fils-Jean-Marie- qui mourut à l’âge de 7 ans et 3 filles : Béatrix, Jeanne et Rose. Comme dans beaucoup de familles de Quiberon de cette époque, le choix des prétendants était sévère et peu étaient jugés dignes d’entrer dans la famille. Seule Jeanne se maria avec le gendarme J. Kervadec. De cette union naquît Jean en 1913. Sûrement que le capitaine vit en lui un futur marin. Mort depuis longtemps il ne sut jamais que Jean, instituteur laïc mais fervent chrétien, fut dénoncé comme communiste par un collaborateur- pseudo-résistant- Quiberonnais. Revenu malade de déportation, il mourut en 1947. A cette occasion, comme beaucoup de Quiberonnais, je déplore que les archives datant de cette occupation aient disparu.

A partir de cette date, la famille vécut dans le chagrin, le souvenir et la rancoeur.

Des années 50 me reste le souvenir de quelques jours de joie discrète et éphémère lors du fest-morc’h organisé tous les 2 ans par la famille Lorho/Kervadec.

Au décès des Kervadec ( qui habitaient devant l’ancien restaurant), Rose seule dans la longère désarma l’écurie établie dans la partie Ouest du bâtiment et se contenta de cultiver son immense jardin clos de murs en pierres de 2m50 de haut. Je dois dire aux propriétaires actuels vivant dans la longère que le maitre- d’oeuvre Jacques Vermillard ( le cousin) s’attacha à garder la longère dans son jus. Dans le jardin, les maisons néo-bretonnes avaient été étudiées elles aussi pour composer un bel ensemble. Vous touchez un peu de l’’histoire Quiberonnaise et si le cœur vous en dit je vous permettrai de photographier le tableau représentant le « VOLZY » pour agrémenter vos intérieurs et rêver sur le Grand large....

Quand vous saurez que J.M Lorho fréquenta Port-Haliguen avec ses goélettes « Volzy » et « Saint-Vincent » et qu’il déchargeait du charbon de Cardiff ou du sel de Bayonne au pied du « Café du Midi » : c’est à dire à l’emplacement du parking car le bassin fut comblé rapidement et pour pas cher par des sagouins, vous comprendrez pourquoi avec monsieur Luco nous défendons tant Port-Haliguen. Au moins un de ses ancêtres et mon grand-père y escalèrent eux aussi plusieurs fois tout comme une cinquantaine de capitaines natifs de la presqu’île. Je n’en cite aucun par peur d’en oublier un.

Appelez ça comme vous voulez : nostalgie, passéisme mais le passé revient toujours et partout sauf à Quiberon !!

Tout en continuant de parler du capitaine Lorho, de sa famille et de ses collègues capitaines nous allons faire un survol de Quiberon.

Les plupart de ces capitaines étaient des gens avisés qui plaçaient leur argent gagné à la dure dans des terrains que les femmes travaillaient. Sur des actes notariés nous trouvons comme professions : cultivatrices. Au décès des hommes, ces dernières se trouvaient sans grandes ressources et parfois devaient vendre des terrains pour continuer à vivre et même à se soigner. Ce sont les "marins-paysans" étudiés par les historiens de l’université de Lorient...

En 2014, ces terrains de la côte ouest sont passés pour la plupart sous la coupe du Conservatoire du littoral ou d’autres organismes pour une poignée de figues . Ils se retrouvent sans surveillance et sans entretien. Aussi voyons-nous disparaître quantité de pierres sèches, volées sur les murs délimitant les terrains autrefois cultivés. Les gardes champêtres de la Commune, plutôt que de s’en prendre aux indigènes qui font du "feugeal" dans leurs propriétés feraient mieux de s’intéresser un tout petit peu à ces vols destructeurs d’une certaine partie de l’identité quiberonnaise ! Au moins auraient-ils une certaine utilité objective...

Les amoureux de l’Irlande peuvent aisément imaginer ce que pourrait être la côte ouest de Quiberon à Saint-Pierre avec un peu d’idées, de la bonne volonté et de la projection sur l’avenir. Là aussi nos élus ont laissé faire mais pire au-delà de la zone réservée au conservatoire du littoral ils ont institué une énorme zone NDS où il impossible de faire quoique ce soit !
Il est facile de prendre ou d’acheter à vil prix tous ces terrains et de les laisser à l’abandon. Ces derniers ne pourraient-ils pas rester à leurs propriétaires et constituer une réserve agricole foncière ?
Laquelle réserve libérerait certains terrains classés aujourd’hui en zone agricole et les rendrait ainsi constructibles pour les jeunes générations et permettrait aussi d’implanter quelques PME "High-Tech" pour peu que la fibre optique touche enfin Quiberon et que le réseau routier et ferroviaire soit grandement amélioré.

A propos d’agriculture, notre député, amateur de volatiles caquetants, lors de sa campagne électorale en 2012 avait évoqué au palais des congrès que la population de la future AQTA augmenterait de 20% en 20 ans.

Pas terrien pour un rond je m’étais permis de lui demander comment il envisageait de nourrir cette population si les terrains agricoles en Argoat continuaient à disparaître à la vitesses actuelle ?
Je m’explique : autour d’Auray, voire de Pluvigner chaque année les zones commerciales grignotent -que dis-je !- avalent les terres agricoles. Dans notre beau pays de Bretagne, on ne connaît pas semble-t-il, les constructions à étages comme en Hollande (pays natal de sa suppléante) ou en Allemagne. Les villes dortoirs naissent de la même façon quand elle ne sont pas rattrapées par la zone commerciale. Nous voyons ainsi mourir Auray et la fermeture de multiples commerces.
A ce rythme, les terrains d’Armor dans les décennies à venir deviendront les greniers à denrées alimentaires de l’AQTA. Si cette dernière se comporte comme le conseil général à Port-Haliguen nos terres seront confisquées ou achetées à vil prix un peu comme les Chinois achètent Madagascar et une partie de l’Afrique.
Encore une fois, nos capitaines et tous les Quiberonnais auraient vu juste en investissant dans des terres.
Avouez quand même que ce serait paradoxal mais pas impossible.

Je viens de vous parler de la côte Ouest de Quiberon-Saint Pierre mais coté baie ce n’est guère plus reluisant et là encore que diraient nos capitaines et tous leurs contemporains ?

Beaucoup de familles ont été spoliées lors de la construction de l’aérodrome.

Quelques années plus tard, des promoteurs avisés profitèrent du morcellement extrême ( terrains de 5 à 10 sillons ) des environs du Fort Neuf pour faire un « remembrement » à leur manière. Ils s’engraissèrent sur le dos d’anciens qui signèrent souvent sous la contrainte voire la menace. Je ne plaisante pas et un promoteur s’il est toujours en vie doit se souvenir de notre rencontre musclée et pourrait témoigner. Comme quoi il ne suffit pas d’avoir une belle voiture et un bel attaché-case !!

Bref, malgré la proximité du terrain d’aviation des permis furent accordés, des résidences naquirent et aujourd’hui encore nous pouvons admirer leur esthétisme.

Nous étions là à quelques mois de l’affaire Arranda !!

Pendant ce temps, monsieur Victor Golvan après l’affaire de l’aérodrome (toujours très présente à l’esprit des Quiberonnais spoliés) s’apprêtait à lâcher Port-Haliguen payé rappelons-le en grande partie par nos impôts et par la vente de très beaux terrains.
En 2013-2014 l’histoire recommence mais là je doute que le Conseil Général nous pique notre place Hoche , 3 locations de terrasses sont du « pipi de chat » par rapport à 1200 anneaux. En plus il faudrait régulièrement nettoyer l’oeuvre !.. Dans le coin il n’est même pas capable d’entretenir la gare maritime ni de faire passer un coup de tondeuse sur les parterres. C’est pas grave, les passagers pensent qu’ils appartiennent à la ville de Quiberon. Cité généreuse qui leur permet de se garer n’importe où pour 2 jours,une semaine ou 1 mois.

Revenons à PH

Au lâchage de PH, nous assistâmes à la naissance de la SATMOR (société d’économie mixte pour l’aménagement touristique du Morbihan). Déjà une SEM avec pour président Victor Golvan !!
En 1971, ce dernier présenta le 1er bulletin officiel municipal et nous fit à l’époque avaler une sacrée couleuvre.
Dans ce bulletin nous apprîmes qu’il existait des organismes parallèles et complémentaires à l’administration municipale...
Voici le détail :
Le SIVOM (syndicat à vocations multiples de la région Auray-Quiberon avec 19 communes). La maman de l’AQTA !
La SATMOR citée ci-dessus
Le syndicat des ports de plaisance du Morbihan
et il concluait que s’il est bon que dans une commune tous les citoyens soient informés, dans une station touristique la participation de tous était indispensable !
Il ajoutait : je souhaite que ce bulletin contribue à dissiper bien des malentendus, à montrer ce qu’est une gestion municipale et à former ceux qui devront assurer la relève.

Très belles paroles à méditer par ses suivants et par ceux qui ont perdu les élections !! Surtout ces derniers qui se signalaient par une rétention systématique des informations ! Eux qui ne mettaient pas de panneaux d’affichage à disposition du public contrairement aux pratiques usuelles de toutes les communes de Bretagne et France, ou qui publiaient des semblants d’information dans le journal municipal ; mettant ce dernier au niveau du vide intellectuel des Pravdas locales... maintenant c’est du passé !

A cette époque, le Morbihan bougeait beaucoup en bien pour les aménagements routiers particulièrement.
Le Morbihan bougeait aussi en mal. Je pense en particulier aux habitants de la presqu’île de Rhuys (décidément encore une presqu’île) qui ruminent encore.
En effet, Marcellin, Messmer et Golvan via la SATMOR se lancèrent dans la création du port du Crouesty et aussi dans l’aménagement d’une station touristique de luxe à Kerjouanno après acquisition de 86 hectares à l’amiable comme le soulignaient Marcellin et Golvan en oubliant de mentionner les conditions d’acquisition : 50 centimes à un franc le m² et que les propriétaires aux revenus modestes n’avaient pas les moyens d’engager une procédure.

En 1969 le notaire de Sarzeau ( conseiller général Marcelin ) triait sur le volet les futurs propriétaires du « Domaine des grèves de Suscino »
Déjà là on ne mélangeait pas les torchons et les serviettes et si les locaux n’étaient pas contents, ils n’avaient qu’à dégager. N’avons-nous pas enregistré les mêmes propos sous la plume d’un groupe d’individus lâchement abrité sous le pseudo de « Sailman » qui a sévi sur ce blog ?

Concernant PH, je me demande quelle serait la réaction de J.M Lorho et de ses collègues s’ils voyaient l’état de leur port et qu’ils découvraient la chronologie des faits ?
Certainement que des « pare-à-virer » à démâter seraient généreusement distribués par leurs mains calleuses n’ayant pas connu les winches nickelés !

Nous aurions à donner (douce délation ! ) le nom des « apothicaires » responsables du carnage.
Lorsqu’ils sauraient que PH, faute d’entretien pendant 45 ans n’est plus capable aujourd’hui d’accueillir des quillards car engraissé d’au moins 150.000m³ de vase, je crois bien qu’après une « réunion des principaux de l’équipage » qu’ils se rendraient à Vannes parler fort du pays aux gens de la SATMOR devenue SAGEMOR elle-même fondue dans la SPL Compagnie des ports du 56 aux mains de 14 conseillers généraux pas tous de la côte- je cite : Baud, Plouay, Le Faouët, Rochefort en terre- ainsi que 1 administrateur du syndicat intercommunal du port de Fouleux, un autre du port de la Roche-Bernard, 1 représentant de Vannes agglo et 1 de la commune d’Arzon ( le Crouesty) Mais pas de Quiberon ? Et pourquoi donc ? On n’est pas des personnes fréquentables ?
Pour faire le poids je rajouterai 1 censeur de la Trinité/mer et enfin 1 représentant du département du Morbihan l’AG. J’ai nommé monsieur David Lappartient l’ami intime du PDG Goulard comme nous l’avons appris par la presse le 3 mai 2014.
Devant un tel aréopage je suis sûr qu’ils éclateraient de rire. On pourrait quand même leur dire qu’on y est pour rien !
Depuis longtemps, je me demande pourquoi monsieur Goulard lorsqu’il était maire de Vannes n’a pas fait entrer le port de plaisance de la ville dans le syndicat mixte des ports du Morbihan ?

Aujourd’hui, je me demande encore pourquoi Vannes Agglo est siège de la SPL ? Et pourquoi pas l’Evéché ?

Un petit rappel, nos anciens capitaines lancèrent une pétition en 1882 pour demander certaines modifications pour parer certains inconvénients constatés sur l’ouvrage construit en 1848 par l’ingénieur Pichot. Ils voulaient améliorer leur outil de travail mais la pétition resta lettre morte faute de crédits !

Au XIXème siècle et au début du XXème les maires et les conseillers municipaux étaient principalement des gens de mer. Jamais avec de telles personnalités la situation dans laquelle se trouve PH n’aurait existé.

La dérive a commencé au début des années 70. A cette date nous vîmes apparaître des immeubles, hélas toujours debout à ce jour.
Des permis de construire furent délivrés sur intervention ministérielle sans que la municipalité ne bouge, ignorant ou voulant l’ignorer qu’elle pouvait aller jusqu’au conseil d’Etat pour casser ces permis de construire. L’exemple de l’usine Saupiquet en est un exemple. On la ferme pour parait-il sauver des usines du groupe dans le Finistère, usines qui , in fine, ne seront pas sauvées. Après pas mal de manœuvres nous vîmes apparaître une résidence.
Dans mes recherches en mairie, j’ai découvert la lettre de démission du capitaine au long cours J.Pelvin qu’il adressait au préfet. Cette démission était motivée par la construction d’une maison à Kermorvan (permis accordé sur intervention du ministre) et par la difficulté à tracer un chemin communal côtier ( une zone non-aedificandi de 30 mètres passant à 15 m puis réduite à une peau de chagrin.
Cet homme de mer, conscient que le tourisme ne pouvait être basé que sur le nautisme (pressentait-il l’état catastrophique de PH que l’on connaît ?) voulait que la population (Quiberonnais et touristes) puissent admirer en marchant tranquillement une des plus belles baies du monde et ce pourquoi pas jusqu’au Bégo.
A l’Ouest nous avons le plein océan avec ses furies et ses grosses houles. Côté baie nous pourrions prétendre au calme et à la sérénité : est-ce le cas ? Pouvons-nous en toute sécurité contempler la mer tout en marchant et en croisant des « contre-bordiers » ? : je ne le crois pas car un récent accident mortel le prouve.

La précédente municipalité a tout misé sur la concentration touristique en centre ville et sur la grande plage. Les visiteurs viennent-ils sur la presqu’île uniquement pour cela ou pour retrouver les grands espaces mais aussi les petites plages, les criques en un mot la tranquillité dans un monde stressé ?
En 3 décennies un quartier comme Port-Haliguen autrefois si vivant mais aussi si prisé n’est plus qu’un lieu de passage que l’on traverse sans même descendre de voiture lors d’un tour de côte. La SAGEMOR a tout fait pour faire fuir les indigènes et quelques autres.

Croyez-vous au miracle annoncé par la « Cie des ports du Morbihan » et à ses panneaux mirifiques ?
Obligés de prendre enfin conscience du problème crucial des vases, nos brillants conseillers généraux et la flopée de directeurs aux diplômes incertains (les mauvaises langues disent laissés au Bégo) nous ont dessiné un magnifique port (un cabinet d’architectes a suffi) dont le but unique est d’évacuer localement les vases.
J’ai cru mourir de rire en lisant dans les feuilles de choux locales les propos du président d’une association célèbre ayant son siège dans un local appartenant à la SPL. En effet, Il nous annonçait qu’il avait prolongé de 5 ans son mandat lorsque la SAGEMOR avait annoncé vouloir s’occuper enfin des vases. Pourquoi dans ce cas est-il parti sous d’autres cieux plus cléments alors que le problème reste entier ? Qui veut-il tromper et qu’elle sera la position du nouveau président et de son bureau ?

Une association et un club tous deux abrités dans des locaux portuaires ont-ils le pouvoir et le droit de représenter la communauté Quiberonnaise ? NON ! Seuls les élus -nos représentants- doivent être les interlocuteurs, les décideurs et les donneurs d’ordre. Ces derniers eux seuls ! Une association ne représente qu’elle-même ! Encore faut-il que le mensonge et la duplicité ne soient pas de mise comme on l’a vu toutes ces dernières années.

Lors d’une réunion du CLUPIPP, j’ai réussi à faire dire et donc reconnaître par messieurs Gérard Pierre (Conseiller général de Quiberon) et Le Bras (directeur de la SAGEMOR) que PH avait été oublié pendant plus de 40 ans par le concessionnaire (Syndicat mixte des Ports du Morbihan).
Dans la vie, peut-on croire un mari volage qui durant plus de 40 ans a trompé son épouse et a dilapidé sa fortune jusqu’à ses bijoux de famille et qui revient sans le sou (donc lâché par ses poules) en promettant que tout va changer et qu’il est devenu un autre homme. Pur cinéma voire pure politique politicienne ! Comportement trop connu qui fait courir au grand largue le vaisseau droit à la côte...

J’ose espérer que le résultat récent des municipales marquera rapidement le départ d’une reprise en main de nos ports. Un nouveau portage dans le sens des intérêts quiberonnais qui ne sont pas ceux de l’équipage cité plus haut. L’annonce de la reprise de PH – qu’importe la manière- sera un moment fort. N’oublions pas que la tirelire est au bout, que dis-je le Jackpot.
Aujourd’hui j’ai entendu dire que la SPL envisageait de nous donner un siège. Elle ne manque pas d’air, nous voulons le trône !... à eux je leur proposerai une lunette de ch.....s. Nous faire l’aumône d’un strapontin pour faire taire les récriminations. Il est anormal, qu’une partie du territoire communal échappe à la commune où est installé ce port surtout si c’est pour pratiquer une forme de discrimination honteuse vis à vis de ceux dont les parents ont payé les installations.

Il ne faut surtout pas tomber dans le panneau du terre-plein gagné sur la petite plage car de nombreux milliers de m³ de vases resteront dans l’enceinte portuaire et d’autres m³ s’empresseront de rentrer tout seul à chaque marée. Le port ne sera pas plus utilisable pour autant Le nouveau maire de Quiberon devra être très méfiant... Il a en charge un élément majeur du patrimoine que d’autres ont détruit au fil des années par incompétence et inconséquence.

Je suis certain qu’on nous reparlera de la création de portes dans les digues pour assurer le « balayage » par les courants de marée. OK ! mais qu’auparavant le port soit dragué et curé à 100%. Qu’adviendrait-il autrement des plages de Porigo, de Kermorvan, de Saint Julien voire de Saint Pierre ?. Que deviendraient les fameuses pêcheries néolithiques que nous pouvons admirer dans ce blog ?

Pour moi, le problème est clair. PH doit être dragué aux frais exclusifs de la toute jeune et donc vierge SPL. Et payé par les sommes mises de côté depuis 40 ans : au fait ? Qu’ont-il fait de ces provisions prévues par l’arrêté d’exploitation initial ? En un mot : « Où est passé le fric ? » . Ce travail effectué, cet organisme devra nous remettra les clefs de ce qu’il nous appartient !...

Pour ce qui est de l’outil, la communauté Quiberonnaise versera l’Euro symbolique, Euro que nous n’avons d’ailleurs jamais vu depuis 2001 pas plus que le moindre franc depuis 1969.
C’est beaucoup me direz-vous. Ne vous laissez pas amadouer. La SPL ne figure-t-elle pas dans le catalogue de la SCET elle-même propriété à 100% de la caisse des dépôts et consignations ?. En définitif nous paierons quand même !

Quand on voit l’état de la partie émergée de certains pieux et la grandeur des trous on peut logiquement s’inquiéter de leur santé générale.
Ces pieux ne sont-ils pas à l’origine des pieux « déclassés pétrole » et la société de travaux maritimes n’a-t-elle pas donnée une usure de 1mm/an. Ce serait étonnant car dans les grands ports maritimes mais aussi dans les ports de pêche ou de plaisance ce chiffre est bien connu et même reconnu. Quel âge ont donc nos pieux ?

Que faire des vases ?

Lors de la dernière campagne électorale des bruits persistants et inquiétants parlaient de les étendre (en partie) du côté du P.O. et de l’aérodrome. Il ne manquerait plus que ça...

Avant le construction du barrage d’Assouan on se rappelle que le limon du NIL était considéré comme un engrais formidable. Alors pourquoi ne pas ramener ces vases à Vannes pour enrichir les jardins du Conseil Général, de la Préfecture et d’autres organismes ayant failli ?
S ’il y en a de trop, le surplus pourra être remis dans l’estuaire de la Vilaine sur les 22 millions de m³ qui s’y trouvent. A l’occasion nos scientifiques feraient bien de comparer les ADN des vases. Nous aurions sûrement des surprises et trouverions le coupable !
On leur fera aussi don des macro-déchets. Avec un peu de chance ils feront de belles découvertes et pourront armer « un parc à vélos ». Plus besoin de voiture de fonction qui ne démarre pas faute de chauffeur à l’avant ! Que d’économies en perspective !
Après tout, ces vélos n’auront peut-être pas à servir longtemps puisque l’on parle de la suppression des conseils généraux. Suppression qui ne devrait pas déranger notre PDG de la SPL puisqu’il s’y est dit favorable.
Puisque l’on parle de lui, j’aime citer lors de nos réunions sur PH ses 2 maximes trouvées dans un dépliant vantant les mérites de la SPL.
La première est intitulée : « Une nouvelle façon de penser »

« Changer les habitudes, changer d’attitude, offrir plus de latitude à tous »

A mon avis c’est tout à fait un sujet philosophique adapté à la situation de PH et de Quiberon : « Planchez ! Je ramasse les copies dans 4 heures ! ». A ceux qui me diront que l’auteur doit prendre la « tangente », je mettrai un 20/20

Voici la 2ème :

« Il n’y a pas de présent sans futur. C’est ainsi l’art d’apprendre : il faut gérer le quotidien en imaginant l’avenir »

Je pense que ce sujet s’adresse aux gens de notre génération qui ont galéré et bourlingué.
Le présent nous le connaissons malheureusement tous parfaitement.
Le futur, l’avenir n’est-il pas un mur ?
Quels sont donc les responsables ? Sûrement les « politiques » qui ont réussi par leurs actions ineptes, l’exploit de rendre la bande Le Pen prophète dans notre beau Morbihan !

Dans une chanson de marin, un matelot Cap-Hornier préférait casser les bras de son jeune frère pour qu’il ne soit pas marin.
Personnellement, si j’avais un jeune frère je lui couperais la langue pour qu’il ne soit pas « politique ». Avec ce qu’on apprend tous les jours, je lui couperais probablement aussi une main.
Pauvre France !!!

Vous vous demandez sans doute pourquoi je traîne tant de ressentiment ?
En tant que Quiberonnais -d’une famille de marins et marin moi-même- je m’en veux d’avoir fermé les yeux et de ne pas m’être impliqué lors de mes passages brefs mais fréquents à Quiberon lorsque j’étais en activité. En 2007 j’ai découvert incidemment le blog de Patrick et me suis fait expliquer les énormités que les Quiberonnais, malheureusement, avaient laissées passer. Endormis sans doute par notre maire et son équipe.
En octobre 2012 à mon grand étonnement je fus invité à participer à une réunion au siège de la SAGEMOR à Vannes en compagnie de Patrick Luco et de Patrick Le Roux (adjoint à l’urbanisme de l’époque). Je pus dire quand même qu’une digue semi-submersible était une ineptie. Je ne fus évidemment pas écouté !
Ma question sur la montée inévitable des eaux fut un peu plus discutée surtout que le problème semblait avoir été oublié ou éludé.
N’étant pas aux ordres de monsieur Le Tréquesser je lui demandai à plusieurs reprises pourquoi l’on parlait de 2062. Las et visiblement irrité il finit quand même par me dire que c’était pour harmoniser les dates des diverses fins de concessions. Evidemment la date était celle des nouveaux ports : port-Niscop ou Locmiquélic ou autre. Cette manœuvre relève du fait du prince et semble ne figurer dans aucun document du moins en mairie de Quiberon.
Bizarre comme c’est bizarre ! Car Patrick Le Roux n’était pas au courant ! la mairie de Quiberon n’était même pas au courant !
Comme je le dis souvent, je venais d’assister à un « dîner de con ». Je vous rassure le con n’était pas moi car des interlocuteurs comme cela j’en ai rencontré quelques uns dans ma carrière maritime. Ils étaient d’une autre pointure, beaucoup plus subtils et plus fins manoeuvriers.
Notre réunion ne coûta rien à la SAGEMOR car on ne nous proposa même pas un verre d’eau. Verre que j’aurais évidemment refusé car ne voulant pas mettre la main dans un engrenage qui risquait de me faire perdre mon âme !
Sans le savoir on venait de réveiller en moi le « fouineur » que je fus il y a plus de 30 ans et mal lui en pris.
Revenu à Quiberon, j’entrepris de faire des recherches en mairie en consultant des PV de réunions de conseil municipal. Très vite je dérangeai le panier de crabes et les documents que je demandais se faisaient de plus en plus rares quand ils n’avaient pas disparu subitement ! Après rendez-vous avec monsieur Belz il me fut remis un vague dossier monté à la va-vite avec des documents soigneusement triés ! Là je me rendis compte que l’on se foutait de moi dans les grandes largeurs et j’en avisai le préfet.
Aujourd’hui il semble qu’aucun rectificatif ou avenant n’aient été signés. S’il y avait eu signature, le conseil municipal n’aurait jamais été consulté et n’aurait donc pas donné son accord.
Lors de la dernière réunion du CLUPIPP en octobre 2013 monsieur Le Bras me l’a clairement confirmé. Pour PH la date de fin de concession est donc bien le 31 décembre 2019. La reprise pouvant se faire avant si l’on tient compte des lois de décentralisation et des manquements graves du délégataire de service public. Reprise faite avec un port « nickel-chrome » comme l’exige les termes de l’arrêté initial de concession : nous en sommes à des années-lumière !

Monsieur Belz était parfaitement au courant ; car à différentes reprises il nous a affirmé qu’il aurait bien repris le port en régie mais que le coût du dévasage était prohibitif. Combien de fois lui avons-nous seriné que c’était à la SPL de payer ! Il faisait semblant d’écouter !.. Pourquoi une telle pusillaminité vis à vis d’un organisme qui s’est gobergé sur notre dos ?

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Après octobre 2012 (dîner de con) puis au printemps 2013 la reconnaissance de la SPL Cie des ports du 56 nous avons assisté à la naissance de l’AQTA le 1er janvier 2014. Quelle précipitation ! Ne pouvions attendre le 1er avril (disons le 2 pour lever l’ambiguïté liée au fameux poisson !). C’est à dire au lendemain des municipales qui nous ont apporté de nombreuses surprises.
Savons-nous exactement ce qui restera communal et ce qui passera à l’AQTA : j’en doute !
Certains membres de l’AQTA ne sachant même pas combien de communes composent la structure !!
Voilà qu’on nous colle maintenant le « Syndicat mixte du pays d’Auray » en nous donnant toutes les bonnes raisons : Scot, le bénéficiaire désigné pour la mise en œuvre des fonds européens et des aides allouées dans le cadre des contrats Etat-Région et Région-Pays et enfin Belle-Ile en mer.
Une personne ayant perdu sa mairie figure en très bonne place dans cet organisme. N’est-il pas redevenu un simple citoyen. Pourquoi lui et pas Tartempion ou encore le chat du bord ?
Ce syndicat est-il l’image locale du parlement européen où l’on fait entrer les battus ou les renvoyés ?
Quel beau doublon et quelle lourdeur !!
A côté de mon institut, j’ai presque envie d’ouvrir un magasin de casquettes et galons sur notre belle place Hoche. Je ferais fortune. Fortune oui ! mais faudrait-il encore que tout ce beau monde passât le Bégo et là ce n’est pas gagné !
N’a-t-on pas encore inventé une usine à gaz génératrice de coûts inutiles et d’impôts dispendieux pour ne rien faire de mieux ?
Tous ces élus se rendent-ils compte que de plus en plus de gens tirent le diable par la queue ?
Pourquoi tous ces doublons qui ne peuvent que ralentir voire stopper le paquebot « AQTA »
Tous les marins savent qu’avant d’appareiller on dédouble les aussières après les essais Machine puis qu’on largue tout et que l’on quitte le quai vers des rivages merveilleux.
Sur l’AQTA, j’ai l’impression que les doublons et les distensions normales car humaines nous feront doubler l’amarrage comme en prévision d’un gros coup de tabac voire ouragan.
Autant dire qu’il coulera beaucoup d’eau sous les ponts et de salive avant que le paquebot n’appareille et prenne sa vitesse de croisière !
Le commandant semble solide mais devra très souvent passer la suite à son second car n’est-il pas aussi député appelé à légiférer à Paris ?
Les lieutenants et l’équipage sont-ils solides ?
Le chef mécanicien ( ici le trésorier) saura-t-il graisser la machine et ne vendra-t-il pas le fatras à Port-Saïd pour gonfler la gamelle ?
Le contre-bordier « syndicat du pays d’Auray » respectera-t-il les règles de barre pour prévenir les abordages en mer ?.
En résumé y-a-t-il un pilote à bord ?

J’ai guère confiance et je garderai mon gilet de sauvetage 24h/24 même sous la douche !

Quant au Conseil général et les puissantes communautés des pays de Vannes et de Lorient . Sommes-nous armés pour éviter de se faire bouffer en un mot avons-nous les co.....s pour lutter ?
J’en doute !
Attention donc au gros flop et à Quiberon sauvons les femmes et les enfants. Gardons Port-Haliguen et Port-Maria car ils sont inscrits dans notre ADN de pays maritime. Je n’oublie pas bien sûr Saint-Pierre !

Avec tout ça, que penseraient le capitaine Lorho, ses collègues et tous leurs contemporains Quiberonnais. Allons-nous les décevoir s’ils nous voient ?

Merci de m’avoir lu.

Le Guennec JC.H

PS :
Je me suis servi des documents de Patrick et en particulier de l’article intitulé « Quiberon rien de nouveau »
Si vous voulez les noms des capitaines de la presqu’île, je vous invite à lire le tome 2 de l’ouvrage du Quiberonnais Bernard Colas « Quiberon au fil des cartes »

.
PS1 : Ces deux tableaux représentent deux goélettes bien différentes par leur gréement : quel est l’avantage de l’un par rapport à l’autre ? Vitesse ? Facilité de manœuvre avec équipage réduit ?
Pour sortir ou entrer ce type de navire de port Haliguen : on s’y prenait comment alors qu’elles n’étaient pas munies de moteur ?

Où avaient-elles été construites et par qui ? Quelles routes maritimes empruntaient-elles ?
Et bien d’autres questions encore !...
Patrick LUCO


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