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Garden Party à Carnac

Quiberon : Petite navigation dans le « Milieu » politique local...

mercredi 27 août 2014 par jc-leguennec

Dimanche dernier, le 24 août 2014, j’étais convié à un repas républicain organisé en l’honneur de monsieur Bruno LE MAIRE candidat déclaré aux primaires de l’UMP.

De sensibilité de droite mais surtout pas « encarté », je souhaitais revoir cet homme que j’avais découvert en 2013 à Pluvigner.
Entre temps, j’avais lu ses livres et je souhaitais savoir s’il maintenait sa ligne de conduite.
Je fus rassuré lorsqu’il confirma détenir le mandat de député de l’Eure et rien d’autre. C’est à dire qu’il n’était ni maire, ni conseiller régional, ni conseiller général et j’en passe...En outre, il nous affirma avoir abandonné son statut de haut fonctionnaire.
Autant vous dire qu’à cette annonce, à la table des officiels que j’avais en plein dans l’axe, des « surhommes » titulaires de multiples casquettes avaient le nez dans leur assiette. Ils me firent pitié !

Puissiez-vous monsieur LE MAIRE conserver cette attitude durant toute votre carrière politique que je souhaite longue pour le bien de la France et de ses habitants de plus en plus déboussolés !
Je ne ferai pas l’injure à l’agrégé de lettres que vous êtes (entre autres titres) de lui citer la phrase de Charles ROLLIN (1661-1741) hélas de plus en plus d’actualité :

« J’admire le langage des politiques : à les entendre, c’est toujours la raison, c’est l’équité toute pure qui les conduit ; à les voir agir, il est clair que l’intérêt seul ou l’ambition est leur règle et leur guide » (sic)

Je l’adresse donc à certains politiques moins lettrés et présents sous le chapiteau. Pour peu qu’ils me lisent, je les invite à pratiquer un petit peu une introspection matinale devant leur glace pour rectifier le tir si besoin ! Les électeurs pourraient autrement les sanctionner !

Voilà qui est dit mais pourquoi me direz-vous ?

Sûrement par déception profonde : je viens de vous décrire un futur homme d’Etat au regard clair et à la poignée de main franche. Quelle différence avec un « local » à la main molle et au regard fuyant qui disparaît dans une sorte de sublimation à l’annonce de mon nom.

Je n’eus même pas le temps de lui demander un rendez-vous !

L’anguille, à l’image de celles que l’on trouve dans les célèbres vases de Port-Haliguen m’avait filé entre les doigts et je me retrouvais là sur la prairie à l’entrée du chapiteau en train de la regarder s’éloigner d’une nage furtive !. (**)

J’espère que monsieur Gérard PIERRE, conseiller général du canton de Quiberon, aura eu le cran - pour ne pas dire autre chose- de lui répéter ma façon de penser à son sujet. (***)

Faute de rendez-vous dans son beau bureau, je vais en quelques mots vous dévoiler ce que je lui aurais exposé pour prouver notre propriété de notre territoire de Quiberon.

Hélas ! : Les faits sont têtus !. "Verba vonant, scripta manent : Les écrits difficilement consultés - certains ayant sûrement été « égarés » !- retracent la main-mise effectuée, selon la bonne vieille méthode du voleur chinois, sur un bien Quiberonnais majeur payé par les impôts et la vente de bijoux de famille communaux quand ce n’est pas le fruit d’ expropriations douteuses... (****)

Voici donc quelques exemples puisés dans les archives en mairie :

Nous connaissons maintenant tous les termes de la concession parus au journal officiel du 14 mai 1969 et en particulier son l’article 5.

Dès le 11 juin 1969, le président du syndicat mixte des ports de plaisance et bases nautiques- le général de KERSAUZON de PENNENDREFF- convoquait le comité du dit syndicat afin d’étudier l’extension du port de Port-Haliguen.
Y assistaient :
Messieurs :
- GOLVAN Victor, maire de Quiberon
- PENEL Jacques, préfet du 56
- PETIT-UZAC, sous-préfet de Lorient
- LE QUERE, directeur de la SATMOR fondée en 1965 , remplacée par la SAGEMOR en 1979 (elle- même remplacée par la SPL « Cie des Ports du 56 » à la hussarde en 2013)
- REMY, représentant le directeur de l’ Equipement

Madame :
DUROSAY, représentant le directeur de la comptabilité administrative de l’ Etat, des Finances et de l’administration départementale et communale.

Mademoiselle :
ARIN, percepteur de Carnac qui vous le verrez plus loin était importante pour la commune de Quiberon.

Rien que du beau linge et en particulier Monsieur le préfet qui avait signé la concession moins d’un mois plus tôt et qui n’avait certainement pas oublié les obligations du concessionnaire !

Que s’était-il donc dit dans cette séance relatée par un procès-verbal de réunion ? :

"Le président donne la parole à monsieur Golvan qui expose les conditions dans lesquelles la commune de Quiberon envisage de réaliser l’extension nord du port de plaisance de PH."

Quiberon était donc décisionnaire !

Par ailleurs nous apprenons que le Syndicat mixte constituant le support juridique de cette opération, c’est à lui qu’il appartient de solliciter de l’Etat la concession et de rechercher : la participation financière la plus large possible des collectivités publiques notamment de la commune de Quiberon qui assurera la responsabilité financière du projet...

Enfin : après avoir délibéré, le syndicat :

1°) décide la réalisation de l’extension nord
2°) se porte maître de l’ ouvrage
3°) sollicite des subventions aussi élevées que possible du Département et de l’ Etat avec le concours de la ville de Quiberon
4°) demande à l’ Etat l’extension de sa concession des ouvrages portuaires ainsi réalisés.
5°) demande à l’ Etat la concession à charge d’ endigage pour la partie du domaine public remblayée.
6°) confie l’ étude et la réalisation de ces travaux à la SATMOR.

Ce document est évidemment certifié conforme par le président du Syndicat le 17/6/69 et vu et approuvé par le préfet le 25/6/69

Vous avez bien suivi, la commune de Quiberon en dehors des subventions paiera les travaux entrepris par le maître d’ ouvrage !!!(*****)
C’est comme si on demandait à un particulier de payer la maison de son voisin sans qu’il ait le droit d’y entrer ou alors qu’il soit très mal reçu (*). N’est-ce pas encore le cas actuellement à PH ?

Je suis certain que beaucoup d’entre vous ne me croient pas. Alors ,voici une preuve tirée du compte-rendu du conseil municipal du 2/12/1972 et numérotée 11.994 :

Après l’avis favorable donné par la commission maritime, M. GOLVAN nous a donné les explications nécessaires concernant la troisième tranche de travaux envisagés à Port-Haliguen :

« Je résume donc, dit le rapporteur de la commission des Finances, les travaux qui ont pour but de protéger la partie nord du port de plaisance et donc de son utilisation pour une meilleure rentabilité durant la saison par suite d’une demande plus importante que les possibilités actuelles.
Les travaux d’investissement sont chiffrés comme suit :
élargissement de la digue sud.......................140.000 Fr
création d’un épi extérieur de 120 mètres 1.100.000Fr
modification du balisage...............................100.000 Fr
couronnement en béton de la digue nord.......660.000 Fr

Total 2.000.000 Fr »

Nous avons oublié ce que représentaient 2.000.000 Fr en 1972.
En francs constants ou € constants cette somme représentait en 2012 : 1.872.000 € soit pour les anciens 12.284.631 NF

Pour être complètement honnête, M. GOLVAN obtint 1.000.000 Fr de subventions, lesquelles subventions furent payées par l’ensemble des contribuables français, belle solidarité !
La facture est donc à diviser par 2

Après cette légère dérive, je vous donne la conclusion de ce conseil municipal :
« Vu l’ avis favorable de la commission des finances,
Le conseil municipal décide que la Commune prendra en charge le financement complémentaire et demande au Syndicat mixte des ports de plaisance l’inscription de l’examen de ce projet à son prochain ordre du jour, ce syndicat ayant vocation à assurer la maîtrise d’ouvrage de ces travaux »

Depuis des années, le propriétaire de ce blog rappelle aux « politiciens » locaux : maire et conseillers généraux qui ont bien oublié le fait que Quiberon était l’initiateur, le financier, et le garant de ces installations portuaires. L’été dernier encore lors d’une petite réunion au « palais des congrès » un fonctionnaire du Conseil général, peu au fait du dossier, se permettait une fois de plus de raconter des énormités en proclamant le contraire !

Je me devais de revenir sur la présence de mademoiselle ARIN, percepteur à Carnac. Pourquoi donc ?
Tout simplement, parce que le port de plaisance autrefois rapportait de l’argent à la Commune de Quiberon. Argent versé par la perception.
Combien alors ?
Simplement la moitié du bénéfice d’exploitation du port de Port-Haliguen.
Dans une lettre de l’adjoint aux Finances du 17/02/1978 adressée au président du syndicat mixte des ports de plaisance c’est écrit noir sur blanc.
Déjà les renseignements étaient difficiles à obtenir : L’adjoint quiberonnais demandait en effet les comptes d’exploitation des années 1975, 76, 77.
Il serait intéressant de savoir en quelle année cette manne a cessé de tomber et pourquoi ? (******)

En conclusion :

Quiberonnaises et Quiberonnais , pour le bien de nos finances municipales et notre intérêt la reprise de ces installation en régie municipale comme cela se fait ailleurs est tout à fait défendable.

Ne pas le faire serait une faute politique majeure en ces temps où nous grattons les fonds de tiroirs.

Ce soir, je vous ai parlé porte-monnaie pour vous faire sortir de cette léthargie qui nous frappe depuis trop longtemps !

Serons-nous toujours des moutons tondus même en hiver ?

La concession de 1969 court toujours et ce jusqu’en 2019. L’ avènement de la SPL « Cie des ports du Morbihan » n’y change rien puisque les contrats de concession ont été repris à la lettre.

Nous sommes de simples citoyens qui ne peuvent rien par eux-mêmes sinon dénoncer des abus. La balle est dans le camp de nos élus : C’est pour cela que nous avons pris parti au printemps dernier.

Ce que je viens de vous livrer n’est rien , peut-être le ¼ et encore !

Le prochain coup on pourra parler « technique »

Si j’en ai le loisir, je vous livrerai quelques secrets de la SATMOR et autre SAGEMOR.

Mais après tout, pourquoi dire tout ça alors que l’application de l’article 5 par le préfet suffirait à nous rendre PH propre comme un sou neuf ?

Nous possédons les relevés de sonde de 1967 certifiés conformes. Et comme rien n’a été fait depuis pour les conserver nous nous interrogeons sur le devenir des masses financières qui ont été prélevées depuis 1969 : où sont-elles donc passées ?

Merci de m’avoir lu

Le Guennec J.C.H

(*) : C’est exact ! A chaque fois que l’on se rend à la capitainerie, quand on est un "local", on peut s’attendre à des problèmes... par exemple de faux refus de service comme je l’ai encore subi en avril dernier pour la 4eme fois consécutive en deux ans. Cela se termine toujours en foirade. A force d’opposer les uns aux autres il faut s’attendre à des inconvénients post-démocratiques !
P. Luco

(**) C’est quand même curieux ! J’avais eu la même impression il y a quelques années ! Comme c’est bizarre !
P.Luco

(***) Tu plaisantes ? Ce n’est pas possible ! : "je te tiens , tu me tiens par la barbichette ! " (comptine)
P.Luco

(****) Les liftiers se sont mutuellement renvoyés les ascenseurs après avoir éteint la lumière !
P. Luco

(*****) C’est ce que je dis depuis 1992 après avoir beaucoup lu et écouté : on a été grugé ! Et au vu de ce que je vois en ce moment ce n’est pas près de s’arrêter : Bernard il est plus que temps de reprendre ce qui nous appartient !
P.Luco

(******) Cet argent rentrant dans nos caisses suite à une gestion en régie par la Commune (ou plutôt les deux communes de la Presqu’île aurait évité de se lancer dans des emprunts pourris par la municipalité précédente (remboursement de 2 millions d’euros pour un million emprunté ! Quel gâchis !)
P.Luco


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