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Port Haliguen : Association du "Vieux Port Haliguen"

L’association du "Vieux Port Haliguen" avait tenté en son temps de protèger ce qu’il restait de l’ancien "Quiberon"
vendredi 18 mai 2007 par Patrick LUCO

Au fil des années, quelques Quiberonnais, lassés des entreprises de la SAGEMOR, et de l’inertie de la municipalité de Quiberon, s’étaient réunis en association de défense et de protection du site de Port Haliguen.....

Comme toutes les associations, celle-ci a correctement fonctionné quelques années...
Elle fonctionna bien, jusqu’à la disparition de son regretté fondateur Daniel le Floch. Daniel était un "gars" de Port Haliguen qui voyait bien ce que des étrangers à Quiberon allaient faire en se retranchant derrière la notion éculée de "Service Public" détournée au profit d’intérêts particuliers.
Il n’avait pas tort ! Car les faits par la suite lui ont donné raison !

Pour des raisons d’éparpillement de ses membres, cette association ne fait plus parler d’elle, pour l’instant !

Elle pourrait redémarrer si les membres du bureau voulaient bien passer la main.... Cela aurait empêché bien des soucis aux Quiberonnais !

En leur absence, j’avais continué -grâce à une délégation temporaire délivrée par Daniel, peu de temps avant son décès- et ce en tant que membre actif, à participer "lourdement", à toutes les réunions que la SAGEMOR, ou le Conseil général pouvaient organiser.... Etant tout seul, sans troupes, je faisais autant de bruit que mille !... J’appliquais les principes tactiques de Tsun Tsé...

Cependant, fort habilement, la SAGEMOR a préféré privilégier une sorte d’association de plaisanciers pour protéger ses propres intérêts. Cette association, ne comporte pas de Quiberonnais d’origine. Elle est même considérée comme l’interlocuteur seul et unique digne de défendre les intérêts des Quiberonnais ! Le bureau choisit ses membres à sa manière !

Quiberon, le 17 avril 2004

ASSOCIATION DU VIEUX PORT HALIGUEN

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Depuis la disparition de son regretté président et fondateur, l’Association

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du "Vieux Port Haliguen" a été représentée systématiquement -à partir du moment où elle était invitée- dans toutes les réunions organisées par la SAGEMOR, le Conseil Général du Morbihan par l’intermédiaire du Syndicat Mixte des Ports du Morbihan, ou encore par la Municipalité de Quiberon.

En effet, peu avant sa disparition, M.Daniel le FLOCH avait mandé à un des membres de l’Association de le représenter dans ces réunions. M. LUCO, natif de port Haliguen a bien voulu nous représenter. Il a donc participé, ou assisté systématiquement à toutes ces réunions. Par ailleurs, M. LUCO a obtenu un « strapontin « dans le conseil portuaire de port Haliguen.

Ce bilan rédigé à l’intention exclusive des membres de l’association reprend les différents points, idées, décisions relatives à l’évolution de l’objet de nos préoccupations : Port Haliguen.

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Remarque :
Notre association est libre. Elle n’est pas inféodée à qui que ce soit : société, parti, organisation, personnalité, etc… Nous ne recevons aucune subvention, directe ou indirecte (prêts de locaux ou de secrétaire par la SAGEMOR, par exemple). Nous sommes libres, et nous entendons le rester…

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RAPPELS

Jadis, la ria de port Haliguen recevait les chasse-marée et lougres -très nombreux !- avec lesquels les Quiberonnais faisaient du commerce sur les côtes d’Europe.

Cette ria a été fréquentée très tôt, et était certainement connue des négociants de la route de l’étain. Est-ce le port mentionné par le géographe Ptolémée ?
Ce port avait été sommairement aménagé avant la Révolution : Quai et cales en pierres sèches construits par les Quiberonnais eux-mêmes. En 1746, les troupes de l’Anglais Sinclair débarquent à port Haliguen, et détruisent ce qu’elles y trouvent et pillent la presqu’île. En 1848, l’ingénieur Pichot, construit le vieux port dans sa forme actuelle. Ce port présentant des inconvénients aurait du être modifié vers 1882. Mais pour des raisons budgétaires, les évolutions projetées sont abandonnées. En 1917, les USA envisagent de modifier le port, qui aurait servi de tête de pont pour y débarquer troupes et matériels grâce à la l’existence de la baie, et d’une ligne de chemin de fer. Devant l’urgence de la situation, St Nazaire et Brest sont retenus. D’ailleurs, des exercices OTAN (exercices « Earl nash » dans les années 1950, et 1960 ont toujours repris ce thème. En 1999, les plans correspondants ont été apparemment réactualisés lors d’un exercice interallié. C’est dire l’importance stratégique de ce petit port même si on ne s’en rend pas bien compte !
En 1962, le vieux port est amputé du fond du bassin à la suite de l’écroulement d’un quai consécutif à des travaux mal menés..
En 1963, des travaux d’aménagement de l’appontement commencent. Cela se termine vers 1975 par les aménagements que nous connaissons, et ce n’est pas fini !…

1.- Le port de Port Haliguen est établi sur le domaine public maritime,qui appartient à l’Etat.
L’Etat est acteur de la gestion du port :
- Il contrôle les aménagements ;
- il assure la police domaniale ;
- il établit, assure la police du balisage ;
- il garantit la liberté d’aller et de venir,
- il protège le Pavillon…

2.- Lors de la promulgation des lois de « Décentralisation » de 1982 (« lois Deferre »), l’Etat a transféré au Conseil Général du Morbihan sa compétence pour le port de Port Haliguen qui devient un port départemental.

3.- Pour des raisons évidentes, le Conseil Général a concédé au Syndicat mixte « le port départemental de port Haliguen.
Le Syndicat mixte, concessionnaire, a pour objet de réaliser les investissements et aménagement du port Quiberonnais , et de l’exploiter.

4.- Par contrat de délégation de service public, la gestion, l’exploitation, et l’entretien des installations portuaires sont affermées à la SAGEMOR (Société de Gestion et d’Economie Mixte du Morbihan).

5.- Et en dernier lieu, il y a les « usagers », ou les « clients ». La notion de "Quiberonnais" devenant alors caduque… Qui ont pour seule arme, un bulletin de vote !…

Le Syndicat Mixte des Ports et Bases Nautiques du Morbihan est formé entre :
- le Conseil Général du Morbihan ;
- les communes
- d’Arradon,
- d’Arzal ,
- d’Arzon,
- de Baden,
- de Camoël,
- de I’Ile aux Moines,
- de Locmiquélic
- de Quiberon,
- de La Trinité sur Mer,

Le syndicat est actuellement présidé par M. LE TREQUESSER conseiller général du canton de Belz.
La concession a pour objet l’établissement, l’exploitation et l’entretien du port départemental de Port Haliguen sur le territoire de la commune de Quiberon.
Le concessionnaire assure le financement, la mise en oeuvre, le fonctionnement et l’entretien des équipements et installations nécessaires à l’exploitation du port, dans le respect du cahier des charges et de la législation en vigueur.
Le syndicat ne dispose pas de personnel propre. L’exploitation est confiée, après appel d’offres, à la SAGEMOR.
Le syndicat réalise sur son propre budget la totalité des investissements hormis ceux pris en charge par la SAGEMOR ( matériel, élévateurs, grues, mobiliers, etc ...).
II fait appel à une autre Société d’économie Mixte départementale ( « Espace et Développements » ) pour assurer la maîtrise d’ouvrage déléguée de certains investissements et d’étudier certaines opérations d’aménagements et d’urbanisme.
La SAGEMOR est aussi une société anonyme d’économie mixte départementale. Son capital de 405 000 euros et elle est présidée par M. J.M. KERVADEC conseiller général de Quiberon.

Dans le cadre d’un contrat de délégation de service public du 22/12/2000 (affermage), la SAGEMOR doit assurer
- l’accueil des plaisanciers et usagers, des installations portuaires dans la limite des places disponibles ;
- la gestion des terres pleins et des immeubles,
- la fourniture de services ( manutentions, cales, etc...), dans le respect du cahier des charges de concession.

Le contrat d’exploitation du port prévoit la distinction des travaux à effectuer par la SAGEMOR ou le syndicat mixte ( infrastructures et ouvrages de protection lourds, dragages, bâtiments ...).

Les tarifs des services portuaires sont décidés par la SAGEMOR après avis : du conseil portuaire, du syndicat mixte et du département ( une indexation est toutefois prévue au contrat d’exploitation).

La Municipalité de Quiberon est partie prenante directe dans ce syndicat. Elle ne s’y implique pas autant qu’elle le devrait…. En effet, elle reste trop souvent silencieuse dans les réunions de « décision » auxquelles elle participe.

Voilà pour l’organisation en place…. Quant aux réalités :

BILAN

Depuis l’année 2000, Port Haliguen a évolué à petites touches. Cela en bien et en mal…
- En « bien » :
Grâce à un article argumenté paru dans la presse (le Nouvel Ouest de février 2002 n°80 « Quiberon Port Haliguen : Inquiétudes sur le vieux port »), les travaux de sauvegarde du vieux port ont été enfin entrepris. Les pierres des quais ont été rejointoyées, l’importante fissure évolutive de l’assise du phare a été rebouchée. Cette ligne de rupture menaçait gravement l’existence du phare. Ce qui fait que dans l’immédiat, le vieux port ne risque plus de tomber en ruines …. Pour l’instant, le port n’a pas été transformé ni en bassin à flot, ni en parking à bateaux à cause de la construction d’un mur à marée malgré le « forcing » de la SAGEMOR, qui a abandonné -au moins provisoirement- son projet désastreux. (Toutefois, une indiscrétion récente nous a fait comprendre que ce projet refera surface dès que la municipalité actuelle et les membres de notre association auront disparus… )
La presse locale nous avait été aussi d’un grand secours. En effet, l’appui des journalistes locaux, a permis au plus grand nombre d’être informé des éventuelles modifications de Port Haliguen.
- En « mal » :
Notre association a obtenu –cela malgré l’opposition de la SAGEMOR- que la taxe de redevance du stationnement des bateaux dans le vieux port ne soit payée qu’à hauteur de 45 % celle en cours dans la « marina » d’à côté. Dans notre association, plusieurs voix se sont fait entendre sur ce sujet, certains dont j’étais, réclamaient la gratuité totale pour différentes raisons, d’usages et de coutume, d’histoire locale, ou encore de politique au sens propre du terme, d’autres acceptaient de payer une redevance partielle, (le tiers de la redevance pratiquée par la SAGEMOR). Cette dernière, préférant quant à elle, pour des raisons commerciales pratiquer une taxation au niveau pratiqué couramment. Le maire de Quiberon, en accord avec le président de la SAGEMOR, M. KERVADEC, conseiller général de Quiberon a négocié une taxation de 50 %, moins 5%, suite à l’insistance du maire de Quiberon pour éviter une éviction totale des Quiberonnais qui, jusqu’alors pouvaient mouiller librement leurs bateaux à Port Haliguen. Si cette négociation n’avait pas eu lieu, la redevance portuaire aurait été à la hauteur de celle pratiquée dans la marina. Malgré cette « modération » par les élus locaux, le résultat de l’instauration de cette redevance dans le vieux port a été presque immédiat. Elle a eu pour effet de chasser un certain nombre de bateaux du port. Certains ont vendu leur bateau, d’autres sont partis ailleurs… C’est pour cela que ce bassin qui, jusqu’en 1995 était bien fréquenté par les Quiberonnais, est maintenant bien désert…. Pour « justifier » cette taxe, la SAGEMOR a procédé a posteriori à des aménagements légers tels que des anneaux (pour bétail : chèvres, chevaux, baudets…. !), et des chaînes pour les embossages. Du joyeux désordre -seulement apparent- du port, lieu de vie où tous les patrons d’embarcation, les promeneurs, et les touristes se plaisaient à se rencontrer et à se parler, cela chaque jour, sans aucunes entraves, on en est arrivé à un port policé, ordonné, impersonnel, où on ne fait que passer, puisqu’il est devenu impossible d’y mettre librement sa plate ou son canot, sans être obligé de demander une quelconque autorisation avec listes d’attente émargées, ou négociations diverses, attentes au comptoir, taxes, paiements, accueil… etc. ! On en arrive même à être priés de ne plus y stationner si on y vient en voiture ! C’est le règne prévisible de la barrière électronique, du badge d’accès, de la fourrière, et du contrôle d’accès l’été !… La négation même du port Breton traditionnel !…

En 1992, nous alertions le maire de Quiberon de l’époque, M. HERAUD, qui ne se sentant pas concerné à refusé d’intervenir. C’est à partir de cette année là, que le vieux port est devenu payant. Le conseiller général de Quiberon, m. KERVADEC nous faisant savoir par courrier, et en réunion, qu’il ne voyait pas d’inconvénients à faire payer les marins qui amarraient leurs bateaux dans le vieux port. Jusqu’à cette année là, ils s’agissait de marins, depuis, ce sont des clients d’un bien collectif qui leur appartenait et qui leur a été pris pour le plus grand bénéfice d’une société commerciale..

Nous demandons à ce que le vieux port redevienne gratuit comme il l’était antérieurement pour que les retraités, les jeunes et les moins jeunes de Quiberon puissent y revenir.

Nous avons perdu peu à peu, au fil des ans, une certaine liberté qui faisait le charme et l’attrait de port Haliguen.
Peu à peu, on en est arrivé à un tel point, où même les Quiberonnais préfèrent de ne plus y venir….

En fait, au travers de cet épisode relatif à la taxation et à la redevance liée au mouillage de bateaux à port Haliguen , apparaît l’affrontement de deux « cultures », l’une à but touristique et donc purement commerciale, l’autre, à caractère patrimonial, culturel, et par conséquent civilisationnel. D’un côté, une organisation dont la finalité est à caractère commercial, qui dans les faits s’est « approprié » un bien commun local, et l’exploite comme s’il s’agissait d’un super marché, froid, impersonnel, où l’on n’est autorisé qu’à consommer, de l’autre, des citoyens qui se sont fait peu à peu déposséder d’un bien que leurs pères avaient contribué à construire par leur travail et par leur argent…

Par une note que j’avais rédigée en juin 2002, et adressée au Maire de Quiberon d’une part, et au conseiller général responsable du syndicat mixte des ports du Morbihan M. LE TREQUESSER, Conseiller général du canton de Belz d’autre part, un certain nombre de points relatifs aux travaux, à l’esthétique, à l’exploitation, à l’accueil, à l’exploitation, à l’évolution du port ont été soulevés, avec différentes évolutions et propositions diverses pour le bien des Quiberonnais de souche, comme de cœur. Certaines évolutions ont été reprises, et d’autres rejetées.
M. LE TREQUESSER, Conseiller général de Belz, prenant en 2002, la responsabilité de la gestion du Syndicat Mixte des Ports du Morbihan a mesuré immédiatement le déséquilibre entre l’énorme bénéfice retiré à Port Haliguen ( 4.5 millions de francs par an, en moyenne !) et réinvesti ailleurs qu’à Quiberon, et la faiblesse des investissements à port Haliguen (entre 600 000 F et 1mF par an ) jusqu’en 2002 !

Pour étayer notre position, l’arrêté du 14 mai 1969, concédant provisoirement l’établissement et la concession de port Haliguen au syndicat mixte des ports de la baie de Quiberon, et l’arrêté préfectoral du 6 juin 1975 relatif à l’exploitation à la SAGEMOR. a été analysé. Cet arrêté règlemente la concession de l’établissement et l’exploitation des ports de PORT-HALIGUEN, PORT EN DRO et la TRINITE-SUR-MER. Il vient en complément au cahier des charges annexé à l’arrêté interministériel du 14 mai 1969, et des différents avenants de mai 1971, et de mai 1972.
Cet arrêté comprend différents articles qui concerne l’entretien et l’évolution des installations. En cas de carence manifeste de l’entretien, l’exploitation peut être purement et simplement retirée à l’exploitant pour carence (art. 5). Dans les faits, c’était le cas. Et il est incompréhensible que ce fait n’ait pas été soulevé plutôt par la Municipalité de Quiberon.
Par ailleurs, il apparaît que le port de port Haliguen, de la Commune de Quiberon est géré en tant que dépendance de la Trinité sur mer.

Depuis cette publication, des travaux ont été commandés et entrepris par la SAGEMOR, ou par le Syndicat mixte des ports de plaisance du Morbihan….

-  la liaison inter-bassin a été réalisée d’une façon plutôt heureuse. En effet, elle a été réalisée en maçonnerie classique avec pierres de parement en harmonie avec les quais et le perré voisins. Une passerelle métallique « acier, aluminium et bois » qui avait la préférence du maître d’ouvrage n’a pas été retenue par refus direct de Jean Michel BELZ, maire de Quiberon. Nos arguments relatifs à l’esthétique, au coût, et à la pérennité de l’aménagement ont été pris en compte.
-  La promenade paysagée entre la crique du Yorleuc’h et le quai du phare doit être aménagée cette année par une société spécialisée en paysages. Des planchers en bois doivent aussi être installés cette année. (Les plans ont été présentés par M. Le Bras directeur de la SAGEMOR lors de la réunion de novembre 2003).
-  La capitainerie va être déménagée de la « maison jaune », où elle se trouvait jusqu’à présent, vers l’étage du bâtiment provisoire en ferrailles qui a été installé en 1983 sur l’ancien vivier.
Pour desservir par voie routière l’ensemble des installations portuaires, dont la capitainerie va être déplacée par la SAGEMOR vers un endroit du port -peu ou mal desservi-, il semblerait que corrélativement la municipalité finance sur nos deniers et établisse au profit de la SAGEMOR un ensemble de voies, routes et dégagements (V.R.D.) « aux normes » depuis Saint Julien, vers la nouvelle capitainerie. Cette percée, prévue sur l’ancien plan local d’urbanisme (P.L.U.) se ferait en amputant des propriétés privées. Cela ne sera pas du goût de tout le monde !…

-  La « maison jaune », actuelle « capitainerie », devait primitivement être abattue à l’automne 2003 pour laisser la place à un hangar. Suite à nos protestations, en réunion en mairie, puis dans les locaux de la SAGEMOR à port Haliguen, cette bâtisse, qui primitivement abritait les artilleurs de la batterie qui couvrait la plage de porhrigo et le port, puis accueillit Alphonse DAUDET en 1898, a été sauvée. Cependant son avenir est incertain. Elle pourrait devenir un point d’accueil pour les passagers vers les îles de Houat, Hoëdic, ou Belle Ile pour qu’ils aient un abri d’attente de leur bateau. Si les autorités locales le voulaient, la Compagnie qui dessert les Iles pourrait en profiter pour y établir un bureau-billetterie. Des clubs ou même le comité local des pêches pourraient y avoir des locaux. Sinon, ce bâtiment va tomber en déshérence. Cette « maison jaune » est déjà bien abimée faute d’entretien.
-  Le bloc « atelier – sanitaires - magasin de stockage pour agrès et drômes » a été détruit pour être remplacé par un autre magasin plus haut et construit en retrait après déroctage du promontoire rocheux. Nous avions demandé à ce que le parti architectural retenu soit en harmonie avec l’environnement, tout en préservant la vue et le paysage. C’est raté ! Pour l’instant ce bâtiment est visible de partout…. C’est le même architecte, et le même cabinet d’aménagement qui avaient déjà conçu et réalisé au vivier ces bâtiments métalliques aussi provisoires qu’inesthétiques qui surprennent le paysage…. Nous avons eu de la chance , ce bâtiment aurait pu faire 9 mètres de hauteur ! Ce bâtiment a été construit selon les spécifications de M. LEGRAND responsable du port et représentant local de la SAGEMOR. L’ancien bâtiment, qui aurait pu être réhabilité, avait été quant à lui construit en 1966 pour qu’il soit discret et quasi invisible des alentours ! Le Sénateur-maire de Quiberon de l’époque l’ayant exigé ! (M. GOLVAN était de Port Haliguen, et connaissait –lui- son sujet !). C’est toujours le même cabinet d’aménageurs « Espace et développement » qui opère à port Haliguen sur appel d’offre. On peut d’ailleurs trouver ce cabinet d’aménageur dans le même immeuble que la SAGEMOR à Vannes.
-  Le terre-plein va être aménagé en parking à voitures (pour la pêche), en aire d’hivernage et en aire de carénage, avec gril de récupération des eaux de lavage des coques. Cette dernière installation est faite pour respecter une norme ISO ….(Une norme ISO est une recommandation à finalité marketing, et ce n’est pas un corpus législatif. Ce type de texte n’est pas soumis à l’approbation du Parlement. Et donc n’a pas du tout une assise démocratique et républicaine…). Par ailleurs, pourquoi serait on obligé de subir de telles contraintes coûteuses alors que dans le port d’à côté ces contraintes n’existeraient pas ?. En fait, c’est une manière indirecte pour augmenter le chiffre d’affaire du port, et par conséquent sa rentabilité pour la SAGEMOR.

La SAGEMOR va donc interdire le carénage, le nettoyage, la visite classique des coques et hélices entre deux marées comme on le pratiquait sur cale jusqu’à présent. En effet, les usagers (ou plutôt les clients) devront prendre un tour de liste, pour mettre leur bateau au sec par élévateur. L’eau et l’électricité seront accessibles suite à attribution d’une carte magnétique prépayée et temporaire pour la durée de l’opération. Il convient d’ores et déjà s’interroger sur la file d’attente, sachant qu’il y a un seul élévateur à bateau, qu’il y aura une vingtaine de places payantes, qu’il y a 1208 bateaux dans le port, qu’il fait jour en moyenne 12 heures par jour (sans tenir compte du jeu des saisons), du jeu des deux marées hautes journalières qui se décalent d’une heure par jour, des « trente-cinq heures » de travail effectif par semaine (et qui ne sont pas en phase avec la marée !), de la météo, de la disponibilité des propriétaires de bateau…. Bref, c’est une gageure ! Si on veut satisfaire tout le monde dans l’année, il faudra passer 2 minutes entre l’arrivée et le départ du bateau à la verticale de l’élévateur, ou alors attendre son tour trois ans de suite ? Tout cela pour payer fort cher ce qui était gratuit jusqu’à présent !. Et quid des coques lourdes (chalutiers…) ou encombrantes telles que les catamarans ? Devront-elles aller à Lorient ? Cette évolution ardemment imposée par la SAGEMOR correspond à un désir écologique louable d’éviter des pollutions liées à l’éventuelle toxicité des peintures. Or, ces peintures toxiques, sont interdites pour les bateaux inférieurs à 40 mètres. Les peintures comprenant des oxydes de mercure sont interdites et introuvables depuis 1963, celles à base de sels d’arsenic, ou de tri-butyl-étain le sont depuis près de 20 ans. Seules les peintures à label « écologique », les solvants et savons biodégradables (normalisation et règlementation obligent) sont vendus dans le commerce courrant. Les salissures des coques comprennent par ailleurs des vases, des animaux marins et des végétaux qui retournent d’où ils viennent, c’est à dire la mer ! Respectant ainsi le cycle de vie des animaux et végétaux marins. En fait c’est une opération cosmétique à caractère commercial destinée à optimiser le rendement fnancier du port. Pour tenir compte de toutes ces contraintes, nous proposons l’aménagement d’un gril de récupération des effluents de nettoyage des bateaux sur la grande cale du port avec un caniveau de récupération des coulures. La sédimentation dans ce caniveau, lui même relié à un bassin de décantation permettra de récupérer les résidus de nettoyage tout en permettant de satisfaire la plupart des besoins de carénage.

-  Nous avons aussi échappé à un garage à bateaux comprenant des racks à bateaux avec élévateur mobile à l’instar de ce qui se pratique en mains endroits entre Marseille et Menton. Les choix de l’emplacement, de l’esthétique, de l’exploitation, posaient problème.
-  Il n’échappe à personne que le port s’envase, en effet, le jeu des marées apporte des alluvions. Le bassin du port (cf. archives départementales ou municipales) font état dès 1890 de ce problème. Les notes de l’ingénieur Pichot, constructeur de ce port vers 1848 font aussi état de la présence d’un banc de sable à l’entrée de la ria. Les constructeurs de la marina en 1966, dans leur précipitation initiale, ont éludé ce problème d’hydraulique et de courantologie. Ce qui fait qu’à marée basse, il devient difficile de rentrer dans le port si on a un tirant d’eau relativement important ou des hélices en pod. Nous avons demandé un dévasement des bassins. Cela poserait problème à cause de l’évacuation des vases. La distance Port Haliguen vers la zone des Birvideaux impose un transit long et coûteux par la Teignouse. En attendant, le port continue à s’envaser, et deviendra vite inutilisable pour les quillards, et les bateaux de service public.
-  Les barrières de sécurité (rambardes, garde-fous, etc.) ont toutes été supprimées. Ces barrières judicieusement disposées sur le quai du phare, les angles des quais du bassin du vieux port, et l’appontement, avaient été installées pour éviter des accidents de personnes à une époque où on ne parlait pas de la « sécurité » mais où on avait le respect de « l’autre ». En effet, dans les annales municipales, on relève qu’il y a eu des noyades à port Haliguen, consécutives à des chutes dans le port. Pour éviter cela, et sur demande des marins et conseillers municipaux de port Haliguen, des rambardes en acier avaient été installées. Depuis, elles ont été découpées au chalumeau et non remplacées par l’exploitant du port, ne respectant pas alors ni ses obligations de sécurité, ni le cahier des charges d’exploitation dont il est signataire. De même, arguant de leur vétusté, les rambardes de l’appontement, qui faisaient partie intégrante de l’ouvrage de par sa conception, ont été purement et simplement détruites pour empêcher les jeunes enfants de pêcher au carrelet du haut du quai ! C’est navrant !. Les rambardes n’ont pas été remplacées depuis. Ce quai est très fréquenté par les passagers des vedettes l’été, et par les ferries pour Houat et Hoedic, en ce moment. Espérons que personne ne tombera à l’eau !..
-  Station d’évacuation d’eaux noires. La législation internationale impose de clore les bouteilles dans les ports si leur évacuation vers la mer est directe. En fait, les eaux noires doivent être conservées dans des réservoirs étanches puis évacuées vers des installations de récupération d’eaux usées. Or, à Port Haliguen, il n’y a pas d’installation fixe ou mobile nécessaires à cet usage. Il arrive que des bateaux de passage, ou même des bateaux stationnés, déversent leurs effluents usagés directement dans le port. Il devrait y avoir à Port Haliguen, une station de pompage, et d’évacuation des eaux noires des bateaux stationnés ou faisant escale. Cela éviterait de voir la plage de Porhigo classée « C » , en tant que plage polluée comme il y a quelques années. Là encore la Municipalité doit s’impliquer pour faire respecter l’e cahier des charges de l’exploitation.
-  Réaménagement de la station d’avitaillement en carburants. Pour des raisons de facilité, et cela depuis le début, en 1968, la station d’avitaillement en carburants est située à l’extrémité de l’appontement central. Le carburant étant stocké dans des soutes aménagées dans des cuvelages installés dans l’enrochement du môle central. Les canalisations de pétrole (essence et gazole) sont à l’air libre et sont suspendues sous l’appontement. Par conséquent, elles sont accessibles à toute personne malveillante. Une telle installation est un danger potentiel pour les bateaux stationnés. En effet, en cas d’écoulement consécutif à une rupture d’origine quelconque, ou à un dépotage malheureux de camion, il est certain que cela pourrait se traduire par des nappes de pétrole enflammé dont les effets seraient improbables.
-  Il convient ici de souligner l’absence de Plan Particulier d’Intervention, pour prévoir le comportement à adopter en cas d’accident portuaire. Il faut remarquer que la quantité totale de carburants stockés en réservoir, dans les bateaux, qui eux-mêmes sont en plastiques polyesters sont inflammable. La masse combustible totale mériterait un classement général du port avec obligation pour l’exploitant de rédiger un PPI pour ce port, avec la mise en place d’installations fixes et mobiles de sécurité incendie (réserve d’eau pour pompiers, bouche à incendie sous pression convenable, extincteurs, couvertures pour brûlé, bacs à sable, manches à incendie, etc… (dans les années 1970, des extincteurs sur roues et à mousse foisonnante existaient sur place, périmés, ils n’ont pas été remplacés…) (Article 18 de l’arrêté de concession).
Restauration des dégradations, remise en état, entretien des ouvrages
Le cahier des charges de la concession impose un certain nombre de contraintes obligatoires relatives à l’entretien « propriétaire », et à l’entretien « locataire » des installations. Ces contraintes, ne sont pas, ou peu respectées (article 17, & 19 arrêté de 1975).
-  Les cales, et les grils de carénage qui, couverts d’algues et de vase, sont glissants et dangereux. Les aires de travail accessibles sont limitées faute d’entretien régulier. Cet entretien ne se fait au coup par coup que lorsque des remarques sont émises par des usagers mécontents ou blessés,
-  des déchets, des détritus, des ferrailles, sont présents autour des cales, appontements, des quais ;
-  quand on arrive à Quiberon par mer, c’est la première chose (avec des ferrailles) que l’on voit de port Haliguen. Cela donne une image négative désolante de Quiberon. Alors que la municipalité se démène pour que Quiberon soit riante et pimpante ;
-  les bâtiments ne sont pas, ou peu entretenus, donnant ainsi un aspect de misère et de déshérence au port ;
-  la surveillance prévue par le cahier des charges (surveillance nocturne, police du port, pollution, vitesses excessives des bateaux dans le port) n’est pas exercée (l’an passé des bateaux ont été « taggués » à flot ! ….) ;
-  les palplanches brise-clapotis sont très dégradées, voire détruites par vieillesse, elles ont pourtant leur utilité pour supprimer les réseaux d’interférences dus au clapotis ;
-  des courants électriques parasites circulent dans le port (pour l’essentiel dus au différences de potentiel entre métaux d’électrovalences différentes plongés en milieu salin). Ce qui se traduit par des destructions anormalement rapides d’électrodes sacrificielles de bateaux pour la partie visible ; quant aux dégâts invisibles sur les autres parties métalliques des bateaux, on ne peut conclure sur les conséquences (« pitting » des moteurs, des hélices, etc..) . Une étude serait en cours pour mettre en place un système de compensation efficace.
-  accès des passagers de paquebots de poche en rade : en effet, du simple fait de leur tirant d’eau ces navires ne peuvent que difficilement mettre à terre leurs passagers (En mai 2000, un paquebot britannique a du débarquer 300 personnes par navette de zodiacs, car la cale de l’appontement était dangereuse car couverte d’algues). Là encore, nous avons laissé passer une occasion….
-  l’accès et la circulation des camping-cars est à revoir. En effet, certains viennent stationner et se ravitailler en eau à très bon compte ;
-  les rares espaces verts mis en place en 1968 lorsqu’ils ne sont
détruits lorsqu’ils ne sont plus entretenus depuis très longtemps ;
-  amélioration des points d’escale des gros bateaux (appontement) : L’appontement central est mal utilisé à cause de l’encombrement de ses alentours. En effet, la présence de pontons le rend inaccessible, sur la face Ouest, et la présence de pierres de l’ancien enrochement présentes sous la vase, rend dangereuses tout accostage sur sa face sud-est ;
-  aménagement d’une escale maritime secondaire pour les courriers des îles, en cas de défaut d’accessibilité ou de surcharge à Port Maria (l’actuelle capitainerie, qui va être désaffectée sous peu à la suite de son transfert pourrait accueillir les passagers des îles, et un bureau secondaire de la compagnie qui dessert les îles ;
-  la surveillance technique systématique des infrastructures (ruptures, affaissement des quais en béton, envasement…) reste à faire ;
-  le dévasage des bassins pour permettre l’accès de bateaux conséquents (grands yachts qui évitent Port Haliguen par déficit de capacité d’accueil reste à faire à court terme,
-  le mat à pavillons et à signaux qui existait depuis la construction du port, une fois corrodé, a été déposé pour ne plus être remplacé( art. 16 & 19, arrêté de 1975) ;
-  panneaux d’avertissement, ou d’interdiction inexistants ou invisibles, des dispositifs d’affichage exhaustifs et efficace à port Haliguen commencent à être installées après 30 années de demandes des uns et des autres ! :
-  Affichage de situation géographique (plan de la ville, etc.),
-  tableaux d’information à l’usage des navigateurs (Avurnav, modifications des lieus, d’activation de zones de tir, de la réglementation nautique, du port, etc...
-  indications pratiques pour l’accueil ( localisation des agents commissionnés du SHOM, des affaires maritimes, de la gendarmerie, douanes, des commerces d’alimentation, de plan de la ville, etc… ainsi que cela se pratique ailleurs ( Porquerolles, Cannes, Menton, Dinard, Brest, La Rochelle…),

-  En 2001, inquiet et alarmé par le manque de vie à port Haliguen, la SAGEMOR a fait procéder, une étude « Etude diagnostic préalable PORT HALIGUEN II SAGEMOR » par un cabinet spécialisé « Isabelle DURAND auditrice & formatrice Spécialisée en économie sociale et en développement local », puis organisé une série de réunions par un cabinet de communication mandaté par la SAGEMOR, pour savoir pourquoi port Haliguen était devenu moribond ( pourtant on en connaît bien la cause !) , puis pour réanimer port Haliguen et savoir ce que l’on pouvait faire de port Haliguen (comme si on ne le savait pas !...). Cette étude est très intéressante car elle met en évidence -et cela officiellement- pour le compte de la SAGEMOR, tout ce que notre association avait soulevé depuis que la SAGEMOR gère le port !….
(Une relecture attentive de ce document, en examinant froidement les déclarations des interwievés par ce cabinet laisse une impression d’un énorme gaspillage…)
Port Haliguen « rapporte » beaucoup d’argent. Pour l’ensemble des ports gérés par la SAGEMOR, par exemple, pour 2001, sur un chiffre d’affaires moyen annuel de 70 MF, 65 MF sont directement retirés des activités portuaires. La part de bénéfices de port HALIGUEN est de 4,5 MF, et cela chaque année !. Port Haliguen depuis 25 ans ( si on considère que port Haliguen est bénéficiaire depuis 1975), et en francs réactualisés, en prenant une valeur moyenne de 4 MF/an, a rapporté en bénéfice : 100 MF.

Ce qui n’est pas rien !

Pour mémoire, à titre d’information voici quelques chiffres :

2001 : réalisé 690 000F (Euro, peinture, sanitaires, bateau d’accueil, abri station carburant, équipements divers). Le programme d’investissement sur 2001 était de 2 500 000 F !
2000 : provisionné : 900 000 F. Résultat de l’exploitation : 4 752 452 F (20 % du résultat des ports du syndicat !)

La part du programme d’investissement alloué à port Haliguen par le syndicat mixte est de 2 % en 2000 (85 % pour le Crouesty).
Cette année là, le chiffre d’affaire de port Haliguen a augmenté de 2.01 %....

Autres exemples : (chiffres SAGEMOR) :
Résultat d’exploitation :
1999 : 4 752 452 (soit 20 % du résultat des ports du syndicat mixte),
2000 : 4 786 934 (soit 20 % du résultat des ports du syndicat mixte).
Pour 2001 : 3 996 000 F,
Pour 2002 : 4 288 000 F,
Pour 2003 : 4 425 000 F,
Pour 2004 (prévision) : 4 537 000 F

Selon l’article 40 de cet arrêté précité, le produit des taxes devrait être affecté :
-  « A solder les dépenses relatives à l’exploitation et à l’entretien des installations et appareils ;
-  A solder les dépenses relatives au remplacement, après usure, des ouvrages fixes et du matériel ;
-  A assurer le service de l’intérêt et de l’amortissement des emprunts contractés pour l’établissement de l’outillage qui fait l’objet de la présente concession, concurremment, s’il y a lieu, avec les autres recettes du concessionnaire régulièrement affectées à l’amortissement des dits emprunts ;
-  A constituer un fonds de réserve suffisant pour mettre le concessionnaire en mesure de satisfaire à ses obligations, de supporter les responsabilité qui lui incombent et de perfectionner l’outillage. Ce fonds de réserve cessera de s’accroître lorsqu’il aura atteint une valeur maximale fixée par le ministre de l’Equipement ».

Chaque année, le directeur de la SAGEMOR, présente un compte administratif relatif à port Haliguen. Ce compte est un « chef d’œuvre » d’équilibre administratif et financier. L’artificialité de ce genre de document n’échappe à personne. En effet, il s’agit d’un simple tableau comptable qui résume les recettes et les dépenses, et qui passe pour correct pourvu que le solde soit positif. Et il l’est toujours !.... C’est un document « formel ».
Toutefois, il est bien plus intéressant d’examiner de très près ce qui compose ce genre de tableau. Et c’est le rôle des élus de vérifier le fonds même des recettes, des dépenses et des affectations budgétaires (acte politique au sens de « gérer les affaires de la Cité »). Selon l’arrêté précité, les affectations budgétaires devraient l’être au profit de port Haliguen. Or dans les faits, les reliquats positifs sont affectés à d’autres ports ou possessions de la SAGEMOR pour compenser d’éventuels déficits locaux. On n’a pas vu d’effets de réciprocité.
Les investissements primitifs du port de port Haliguen, proviennent du budget général de l’Etat, du Conseil Général et de Quiberon dans les années 1960 et 1970 avant les lois Deferre. La municipalité de Quiberon affectait annuellement en plus une ligne budgétaire de 250 000F pour aider au fonctionnement courrant de port Haliguen jusqu’à ce que le « point de croisement Amortissement d’investissement/ Recette » soit atteint. Ce point a été atteint très rapidement dès 1976 ! C’est dire la rentabilité de port Haliguen ! Le maire de Quiberon de l’époque, M. CARBILLET, s’apercevant que ce point de croisement avait été atteint avait exigé et obtenu le reversement au budget communal des trois annuités indûment perçues par la SATMOR/SAGEMOR.

Or, malgré l’existence de cette manne, on n’a pu qu’observer au fil des années une dégradation des installations. L’argent qui aurait pu servir à financer ces installations existe. Or, il n’y a eu que de menus travaux à port Haliguen. Cet argent a été utilisé ailleurs, mais pas à Quiberon.
Ainsi à titre d’exemple, à Quiberon, on aurait pu avec la recette de la marina (100 millions de francs depuis 25 ans) financer :
-  Un superbe port à port Haliguen,
-  améliorer port Maria,
-  paver le bourg, les villages,
-  se payer une piscine,
-  construire et équiper une caserne de pompiers,
-  refaire la mairie…
et bien d’autres choses encore pour le plus grand bénéfice de Quiberon et de la presqu’île….
Comment se fait il qu’ u fil des ans de telles sommes nous aient échappé ?

Quand on voit, le goût et la recherche du charmant petit port de Portivy, obtenu avec si peu de moyens grâce à une gestion adaptée des crédits affectés, on ne peut que s’étonner qu’avec de si gros bénéfices, la SAGEMOR ne puisse pas empêcher la dégradation de port Haliguen et faire mieux !

Le personnel :
On ne peut que s’étonner du fait que depuis la création de la marina en 1966, seul un Quiberonnais a été embauché pour le diriger. Ce dernier, s’est vite heurté à la direction de la SATMOR. Ecarté, il a été systématiquement remplacé par la suite par des étrangers à la presqu’île.
Par contre, les tâches ancillaires ont été réservées -quant à elles- à quelques ressortissants de la presqu’île. En été, des vacataires, étudiants pour la plupart, sont temporairement embauchés par la SAGEMOR pour la saison. En général, il s’agit de jeunes évoluant dans l’orbite Vannetaise de la SAGEMOR et de son organisme de tutelle !.
Pourtant, il ne manque pas de compétences sur la presqu’île…. A moins que l’on ne souhaite pas la présence de Quiberonnais ?
Ici aussi, il est plus que temps qu’un de nos élus locaux contrôle cet état de fait.

Par ailleurs, selon l’article 51 de l’arrêté de 1975, des emplois réservés sont prévus à Port Haliguen. Ce point semble aussi « oublié »…

CONCLUSION :

Il est à noter, que d’une manière plutôt regrettable, notre association se retrouve bien seule face à des intérêts qui, apparemment, ne sont pas forcément ceux de Quiberon. Certes, on nous rétorque poliment (SAGEMOR, Syndicat mixte) qu’il s’agit plutôt de l’intérêt général au niveau du Morbihan, ou d’une manière plus large , de la Bretagne, de la France et du reste du Monde…
Ainsi que le soulignait le directeur de la SAGEMOR, M. LE BRAS de Vannes, dans une récente réunion d’avancement des travaux du port, tenue dans les locaux de la SAGEMOR à port Haliguen en décembre 2003, nous ne sommes que des « clients » en plus de n’être que des « usagers ». Cette sémantique est très significative d’une certaine vision philosophique. Nous sommes très éloignés de ce qui prévalait jusqu’au début des années 1990 ! C’est une logique dure, économique et commerciale qui prévaut et non plus une culture altruiste de société maritime bretonne. Si on peut payer, tant mieux, sinon il faut s’en aller !… Mais où ? …
Quant à nous, Quiberonnais de cœur et d’esprit, d’une façon plus modeste, nous nous intéressons à notre « pays » au sens breton du terme, et donc, plus particulièrement à ce hâvre de paix et de quiétude qu’est port Haliguen . Ce lieu, un peu magique auquel nous pensons tous, où auquel nous avons tous pensé alors que nous en étions éloignés pour des raisons familiales ou professionnelles mérite qu’on le défende. Sa lumière des petits matins d’été, où celle des boucailles du « miz du » valent bien qu’on le protège. Nos élus ont aussi été mandatés pour surveiller, en notre nom, des organismes dont la finalité est devenue surtout commerciale et qui se moquent bien de notre cadre de vie. C’est pour cela, aussi, qu’il faut que nous maintenions notre association, que nous gardions notre liberté de pensée et de parole, et enfin que nous gardions notre place à la table des « décideurs » locaux ou départementaux pour faire prévaloir notre point de vue, et empêcher de détruire définitivement ce site quiberonnais qui a été bien gâché au fil des ans…
N’oublions pas que le Syndicat mixte des ports est une émanation du Conseil Général du Morbihan, que ce syndicat est présidé par un élu (actuellement, le Conseiller général de Belz), que la SAGEMOR est présidé par l’ancien Conseiller général de QUIBERON qui donne ses ordres et instructions au directeur de la SAGEMOR. N’oublions pas également que la SAGEMOR est une société d’économie mixte qui comprend le Conseil général du Morbihan et les communes où sont installées les ports… Que la Municipalité de Quiberon est partie prenante dans la SAGEMOR, et par conséquent dans la gestion et le devenir de Port Haliguen…N’oublions pas, non plus, que la municipalité de Quiberon, de par ses attributions, et par les statuts de la SAGEMOR, y a le pouvoir de faire infléchir la politique locale dans le sens de l’intérêt direct des Quiberonnais à condition qu’elle s’y implique réellement. Il faut également se souvenir que la SATMOR (Société d’Aménagement Touristique du Morbihan) avait été créée en 1963 sous l’impulsion d’élus locaux dont M. Golvan, Sénateur-maire de Quiberon, pour développer le tourisme et le nautisme dans le Morbihan avec Quiberon comme moteur principal. Dans ses statuts, tout était prévu pour que le contrôle de cette société soit fait par nos élus. Depuis, le contrôle leur a apparemment échappé…. Au profit de qui, et de quoi au fait ?…. Dans ce cadre, on ne peut que s’interroger sur la finalité de la SAGEMOR, est ce une société d’économie mixte, qui comme son nom l’indique, est censée agir dans un cadre public et réellement général pour le bien commun de la collectivité territoriale locale ? Ou est ce une société qui, laissée sans contrôle de la municipalité de Quiberon, agit pour des buts peu clairs et qu’il conviendrait de reprendre en main au plus vite, pour la recaler localement sur des objectifs plus conformes aux intérêts de Quiberon ? Il convient de nous interroger, et d’y réfléchir !....

N’oublions pas que cet ensemble portuaire se trouve sur le « territoire » de notre commune, et que nous, Quiberonnais, nous avons notre mot à dire sur la destination finale de notre cadre de vie….
Les autochtones préfèreraient que la SAGEMOR respectât leur psychologie et l’économie de Quiberon.

Par ailleurs, les statuts de notre association doivent évoluer. Notre action ne doit plus se limiter au « vieux port », mais d’une façon plus élargie, à l’ensemble des installations portuaires quiberonnaises concédées à la SAGEMOR jusqu’au 31 décembre 2019 de manière à préserver les intérêts de notre collectivité vis à vis d’un organisme à finalité commerciale….

Nous demandons à la Municipalité de reprendre la main sur ce port….

Patrick LUCO


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