@Quiberon
Journée du patrimoine à Quiberon....

Le "Patrimoine" ? Oui ! Mais quel patrimoine ?

A Quiberon : Un patrimoine en grand danger
mardi 26 mai 2009 par Patrick LUCO

Un patrimoine construit en grand danger...

Pourquoi, ne le conserve-t-on pas ?

Un patrimoine naturel très convoité...

Le gardera-t-on ?

La chapelle "Saint-clément" :

Commençons par cette chapelle dédiée à Saint Clément (ou plutôt, à Saint Colomban de Bangor, et non pas à celui de Iona) Sous le soleil brillant de Quiberon, elle se détache sur un fond de ciel bleu. Un parterre fleuri de petites fleurs blanches et odorantes rend le lieu plaisant au visiteur.

L’œil exercé se rend compte d’emblée que la chapelle n’est plus entretenue. Le corps de bâtiment se transforme au fil du temps, en ruine.

A l’intérieur, les entrées d’eau, consécutives à une étanchéité défectueuse, dégradent les murs qui suintent d’humidité et qui se cloquent.

Cela à un tel point que des auréoles de dégradation des plafonds peints apparaissent maintenant.
Il n’y a pas que l’eau. Il y a aussi les beuveries d’iconoclastes, au sens strict du terme, qui se livrent à des bacchanales enfiévrées après avoir défoncé la porte de la sacristie. Je n’ose dire des orgies. A quand une messe sataniste dans notre chapelle ? Que dire de ces pillards qui avaient enlevé la grille en fonte de l’entrée ouest, risquant ainsi de blesser la personne dévouée qui assure le fleurissement de la chapelle.
Ces incidents n’émeuvent pas le moins du monde les autorités civiles et religieuses respectivement propriétaire et affectataire de cet site qui, je le rappelle, est intimement lié à la fondation de Quiberon au Véme siècle.

Pourquoi faut-il entretenir régulièrement et sérieusement le patrimoine quel qu’il soit, et plus particulièrement nos chapelles et églises ?

Tout simplement parce qu’elles sont le témoignage vivant de ce qui a construit notre Peuple, notre culture, notre civilisation. Les laisser se dégrader, les vouer à la destruction, ce serait la négation de notre propre identité. A Quiberon, les "vieilles pierres" ne sont guère couteuses eut égard aux destructions totales de 1746 et 1795. Entretenir ce qui reste n’est donc qu’un minimum.

On ne peut s’empêcher de comparer l’état de la chapelle Saint Clément avec celui de Notre Dame de Lotivy, ou celui de la chapelle de Saint Cado en Belz. Ces édifices sont entretenus avec soin et rigueur. Les édiles de ces communes se rendent compte sans nul doute qu’ils sont détenteurs d’un devoir et d’un pouvoir de conservation du patrimoine qui leur est temporairement confié par leurs concitoyens.

Port-Haliguen...

Ce port était tombé en déshérence.

Pourquoi ce calvaire qui existait à "Portaliguen", a-t-il disparu ? Il devait se trouver sur l’emplacement de l’ancienne carrière d’où ont été extraites les pierres de parement des quais...

Quant au "vieux" port, la municipalité de Quiberon, partie prenante dans l’aménagement du port de plaisance, ne s’est pas particulièrement occupée de son devenir autant qu’elle l’aurait du. Après l’avoir partiellement comblé par absence de prospective et de hauteur de vue, elle l’a laissé sans contrôle à des organismes extérieurs, des parapublics aussi nébuleux dans leurs tenants qu’incompétents dans leurs aboutissements. Ces organismes n’étaient pas préoccupés par la conservation des biens confiés et le bien-être des utilisateurs mais par une gestion lucrative de la situation sans chercher à améliorer les services fournis.
Il a fallu une manifestation de mécontentement pour qu’il y ait des récupérations politiques à des fins purement électorales. Et encore, je ne suis pas sur que cette récente ouverture ne soit pas due à des changements de majorité et aux éventuels audits qui pourraient s’en suivre.

Les vieux quais de 1850 se sont peu à peu dégradés. Les Quiberonnais se sont fait virer de leur port et remplacer par des duchentils. Cela on l’a vu dans la composition du CLUP ! On n’a donc que le droit de se taire ! Et bien là aussi, c’est raté ! Que font donc le maire et le conseiller général ?
Je vais répondre : RIEN !
Ce qui n’est pas sans conséquences d’ailleurs pour les sombres politiciens locaux qui accumulent les cuisantes défaites électorales (législatives -une fois-, cantonales -deux fois-). Pour les prochaines cantonales, il y a d’ailleurs au moins deux candidats locaux, en plus de l’actuel qui aimerait bien se représenter !

Dans les réunions organisées par le Conseil général et présidées par la SAGEMOR, le maire ne daignait même pas se rendre.
Il se faisait remplacer par des conseillers silencieux -muets !- qui passaient un bon moment à regarder leurs mains et qui ne se rendaient même pas compte de ce qui se passait ! L’inconséquence se traduit parfois par le silence, mais ce silence est assourdissant lorsqu’il aboutit à la destruction de notre patrimoine.

Cela a entrainé beaucoup de mécontentement et a sans doute contribué au "succès" des dernières élections municipales.... Ce n’est pas fini : il suffit d’entendre ce qu’il se dit dans la rue et dans les commerces ! (Et sur les divers blogs de Quiberonnais et de non-Quiberonnais !). Surtout après cette excellente saison 2008 !

La représentation des Quiberonnais auprès de cet organisme commercial établi sur le Domaine public maritime est assurée par une simple association d’usagers non-Quiberonnais. Des gens qui ont une maison ouverte 5 semaines par an et qui se prétendent marins après avoir effectué trois aller-retours à la Teignouse. Cette représentation n’est d’ailleurs conforme ni à la lettre ni à l’esprit du Code des ports ! Cette situation a d’ailleurs été signalée dans le dernier rapport de la Cour régionale des comptes relatif à la commune de Quiberon , au sujet de l’autre port, Port Maria.
Les responsables des ports ont donc fait le choix de ne surtout pas prendre en considération les Quiberonnais "de Quiberon". Pour "eux", les Quiberonnais n’existent surtout pas ! Le pire, c’est que malgré tout, "ils" viennent après les solliciter lors des élections pour obtenir leurs voix ! A la suite d’une indiscrétion, ce fait m’a été confirmé depuis par un responsable du Conseil général !

Le nouveau responsable Sagemor du Port a eu l’excellente idée de rechercher des documents relatifs à l’histoire du site pour les exposer au public. Son but est de créer un mini-musée maritime dans les anciens locaux de la capitainerie des débuts, quai des "sinago". Ce mini-musée d’ailleurs pourrait être complété avec les documents d’un collectionneur éclairé qui pour la deuxième fois présente des documents sur la présence de la Marine nationale à Port Haliguen.

Ce port est un élément majeur de notre patrimoine. Il ne date pas d’hier ! Ce n’est pas parce qu’il a été transformé depuis 1968 en vaste parking à bateaux en plastique qu’il est récent !
Il a été établi par les celtes dans une crique et dans une ria très bien abritées des vents dominants. La géographie nous a été favorable, une fois encore. Très tôt, il a été fréquenté. La variation du niveau de la mer aidant, les hommes s’y sont définitivement installés à l’époque où la Préhistoire laissait place à l’Histoire.

Le site a subi différentes transformations au cours des siècles. C’est normal ! A chaque fois c’étaient des améliorations au profit des indigènes. Les représentants locaux de ces indigènes (Conseils de fabrique, Capitaines, notables, Conseils Municipaux jusqu’en 1989) se sont évertués à préserver les équipements pour le bien de la Cité, en prenant garde à ce que les Quiberonnais soient prioritaires et en tirent profit. Ils doivent se retourner dans leurs tombes...

L’ancienne maison du port va bientôt être modifiée et réaménagée pour servir d’escale pour les bateaux des Iles. Il était temps ! Dans les pages précédentes, j’avais souligné cette absence de locaux préjudiciable aux Isliens de Houat et Hoedic. Je trouvais cela lamentable dès les années 1970... Déjà à l’époque, il m’arrivait d’embarquer des Houatais dans ma modeste 4L pour les amener de l’appontement à la gare pour prendre le car. Souvent le dimanche, il m’arrivait aussi, d’embarquer Guiton ou son frère Abel, pour aller à l’ancienne gare maritime à Port Maria (qui se souvient des heures glorieuses de l’Enez Houad ?).
Dans cet aménagement, espérons que nous allons pas encore avoir droit à une de ces mochetés dont les cabinets d’aménageur (Espace & Développement ou un alias vu que cette firme s’est mystérieusement faite évincer des marchés locaux ) ont le secret ! On en a une idée en regardant ce tas de ferrailles qui sert de capitainerie, déposé provisoirement au dessus de l’ancien vivier ! Ca ressemble étrangement à une baraque lorientaise de l’après guerre qui aurait été montée sur pilotis. Même repeint, c’est lugubre et cela fait tâche dans notre paysage ! Encore un élément de dégradation de l’environnement ! Là aussi on a laissé construire n’importe quoi (à quatre fois le prix budgeté et avec des malfaçons) Comme si on n’avait pas pu construire quelque chose de pérenne dans le style du pays ! On n’est pas à Kéroman ! On peut se demander ce que le maire de Quiberon attend pour faire évoluer cette situation. Il n’est pourtant pas sans moyens d’action voire de rétorsions sachant qu’il en est partie prenante...

Depuis 1989, on a vu successivement des municipalités ne rien faire pour que ce patrimoine local soit utilisé au profit des Quiberonnais : ils semblent n’en n’avoir rien à faire ! Et c’est trop visible !

Et que dire du Fort "Neuf" ?

RIEN !

Etabli au bord de la pointe Ruberen qui est a l’origine du nom de Quiberon, le fort a été détruit en 3 semaines sans appel d’offres pour un cout de 2.49 millions de francs. Pour préparer un projet de piscine qui n’a jamais vu le jour dans cet endroit qui a vu mourir la "plus fine fleur de France"....
La municipalité ne ce sait même plus quoi en faire ! Peut-être vendre ???

C’est un lieu historique.

C’est là que la République avait donné sa parole, avant de la renier ("Affaire de Quiberon")...

La chapelle Saint Julien

L’entrée de Quiberon :

L’avenue du Général de Gaulle....
Cette "avenue " est un désastre ! Pas de perspective sauf des ronds-points pour céder à la mode du genre et des enseignes de discounts qui ne sont guère décoratives.
C’est la première vision de Quiberon que l’on a en arrivant. Il n’y a rien de folichon. Des panneaux publicitaires par légions, des boites d’architecture industrielle... Ce n’est pas un "mail" ni un boulevard, mais une entrée de ville soviétique de la grande époque...

Le paysage

Certains s’esbaudissent sur les lavoirs, les fontaines, les puits, les chapelles du pays d’Auray.
Ici à Quiberon les "doueds" (Goviro, Kermorvan, Kerné, etc.) ont été comblés. Les fontaines ? Celle de Porrigo ? C’est un dépôt d’ordures ou les cannettes de de bière font de la navigation au petit matin.
Les chapelles ? Pas entretenues !.. Le phare de Port Haliguen ? Il a fallu écrire à l’un ou à l’autre conseiller général pour qu’il consente à faire quelque chose : une ligne de rupture existait sur sa fondation.

Les paysages ? On les saccage ! Des Tchupas sur la Grande côte !... Du rotovator sur les landiers... Des gros cailloux en bord de route devant le PO...Et des barrières partout !... Bientôt des trous dans le sable devant Tiviec, et peut-être aussi des éoliennes gigantesques sur lous les haut-fonds !...

Que dire aussi sur l’esthétique du parking du Port Maria qui gâche le paysage dans un but purement utilitaire. Il ne manque plus que des champs d’éoliennes à Conguel pour affiner le tout ! Sans compter les crottes de chien.... Ca suffit !

Le musée de Quiberon

Je ne m’y suis pas rendu à l’occasion de cette journée du patrimoine.

Je réserve cela pour une autre occasion car pour visiter ce remarquable petit musée aménagé avec grand gout et connaissance du pays, il faut prendre son temps...
Quand je vais dans ce musée, j’y retrouve une atmosphère. Une ambiance que j’ai connue quand j’étais enfant et adolescent. Je le visite tout en sachant que je ressentirai une certaine nostalgie en repartant. Beaucoup d’objets, de costumes, de documents exposés dans ces locaux me rappellent mes grands parents, leurs amis ou connaissances. Tout un monde disparu et si sympathique. Une époque pas si lointaine cependant.

Ce musée me renforce dans l’opinion extrêmement négative que je peux avoir sur certaines actions politiques qui ont sacrifié l’âme de la presqu’ile au profit de quelques sociétés d’économie mixte et d’aménageurs quelconques aussi cupides que stériles. Dommage.
Un autre développement aurait été possible et je suis sur qu’en étant bien décidé, certaines choses pourraient encore être réparées. On nous bassine avec les SCOT et autre PADD : mais on n’y participe pas...

Les animateurs de ce musée font un travail remarquable de finesse, d’érudition et de bon gout. Ils nous font honneur, eux !

La Mairie

L’ancien "Hotel de France" ne brille pas par la qualité de son entretien !

En effet, les façades de ce bâtiment d’architecture "néo-classique" ne sont plus entretenues ni peintes depuis longtemps. La véranda en ferronnerie -faute d’entretien- a du être mise par terre il y a 5 ans, faute de quoi elle serait tombée d’elle-même du simple fait de sa décrépitude. Une sorte d’entrée, croisement improbable entre la cabine de grue et la véranda, l’a remplacé.

A l’intérieur ? Une fois passé l’accueil, il suffit de monter dans les étages pour s’interroger sur la présence d’étançons et autres épontilles de soutènement des planchers.
Il y a quelques années, des travaux de remodelage des locaux intérieurs avaient été entrepris : des murs porteurs avaient été démontés... Le résultat n’avait pas manqué : un beau matin, certains ne pouvaient plus ouvrir les portes fermées la veille, elles étaient coincées ! Cela à la suite du tassement des structures internes. Et les portes qui étaient restées ouvertes ne pouvaient plus être refermées ! On imagine sans peine l’angoisse des occupants lesdits bureaux à l’idée d’y rester enfermé ou de se prendre le plafond sur la tête.

Tous les jours, je vois des fenêtres de mansarde se dégrader peu à peu ! J’avais même proposé à l’ancien adjoint démissionnaire de monter moi-même fermer certaines fenêtres qui sont restées ouvertes à la pluie...
L’une est même restée béante trois années de suite : Je l’avais pourtant montré aux responsables les jours de marché ! Je suis allé le signaler à l’accueil. A chaque fois la réponse a été la même : "On n’était pas au courant !" ; "On va s’en occuper !". Ca oui, on a vu ! : il a fallu les changer car elles ont pourri ! Je n’ose penser à l’état des planchers.

Sans doute attend-t-on en haut lieu, que cela s’écroule tout seul pour construire une de ces horreurs comme on en voit tant partout. Un témoignage piqué dans la haute littérature mondaine locale vient corroborer cette affirmation. Dans un de ses ouvrages consacrés à Quiberon, une baronne bien connue citait le maire actuel lui disant qu’il aimerait démolir la mairie pour construire quelque chose de plus moderne. C’était cependant il y a quelques années et nous pouvons laisser le bénéfice du doute à l’intéressé.

Que dire aussi des anciennes écuries de l’hôtel ? Faute d’entretien, le bâtiment s’est lui aussi peu à peu dégradé. Il a fallu le détruire, pour laisser la place à un terrain vague ! Et qu’est-ce qu’il y aura à la place ? Un parking (encore ?), des poubelles ? rien (pour ne fâcher personne) ?
Ces écuries avaient le mérite d’avoir à l’étage des locaux utilisés par des associations qui s’y réunissaient (dont l’association du Vieux Port Haliguen). Ce bâtiment situé en plein cœur de la ville, facile d’accès et et près des "centres de décision" (ironie) était très commode.
Pourquoi ne pas construire un bâtiment dans le style classique de Quiberon ? (pas une ces cochonneries d’architecte officiel pétri de réalisme soviétique ). Un joli bâtiment à usage de salle de réunions pour les associations par exemple ?

le "parti pris" architectural de Quiberon

C’est bien simple ! Il n’y en a pas ! Ou, plutôt, il n’y en a plus !

A Quiberon, il n’y a plus beaucoup de ces vieilles bâtisses dans le style propre de Quiberon ! Il en reste encore quelques unes, remarquables, à Saint Julien, au Manémeur, à Saint Pierre et dans quelques autres villages. Elles ont échappé à la destruction de conserve avec les anciens meubles de nos grand-mères que certains venaient circonvenir pour leur démontrer l’esthétique moderne du formica aux couleurs criardes !

Ces maisons souvent superbes constituent actuellement un placement valable tout en étant le témoignage du bon goût de nos anciens ! Ces maisons n’avaient certes pas été dessinées par des "grand-prix-de-Rome" mais par des entrepreneurs et des maçons pour lesquels le bel ouvrage était une garantie de réputation et d’estime !
Lorsqu’on examine de vieilles cartes postales du début du XXeme siècle, il y a de superbes édifices, qui modernisés avec les moyens de maintenant feraient merveille pour l’attrait de notre cité. Il y a plusieurs années, l’excellente revue "Armen" avait publié un article sur l’architecture courante bretonne : cet article ouvre les yeux sur le patrimoine local et donne à méditer sur l’ampleur des ravages de l’urbanisme aveugle.
A la place on a laissé pousser des boites en béton, des clapiers, vite construits, et vite vendus, qui font tâche dans le paysage ! Ces mochetés ne seront jamais admirées et seront remplacées à l’occasion par quelque chose d’aussi esthétique !

Personnellement, je m’interroge sur les raisons pour lesquelles on laisse construire des bâtiments aussi laids et ce aussi facilement.Y aurait-il des gens qui ne savent pas lire un plan ?

Et qu’attend-t-on pour faire et publier un répertoire d’édifices à protéger ?

La construction de collectifs à Quiberon demeure nébuleuse. Les permis de construire délivrés semblent très faciles à obtenir et la mairie très peu exigeante sur l’esthétisme et la destination des projets présentés. Un manque d’exigence qui confine à la bêtise, bêtise dont les Quiberonnais font les frais. Comment expliquer que la mairie, arbitre en la matière, n’ait jamais exigé des promoteurs la construction de logements en loi "Borloo". Bien sur, ce dispositif n’est pas parfait, l’actualité le prouve, mais il aurait au moins eu le mérite de mettre sur le marché des logements à loyers encadrés, ce que nombre de locaux auraient appréciés, j’en suis persuadé.

L’impact d’absence de réflexion globale sur Quiberon

Quel est l’impact de cette revue de "détails" qui est loin d’être exhaustive ?...

Ce sont des "détails" me dira-t-on ! Mais ce sont des détails qui parlent !
Quiberon est aussi une cité balnéaire qui fut très fréquentée naguère. Maintenant, hélas, il faudrait un sérieux coup de collier pour relancer la machine. Une station balnéaire ne se gère malheureusement pas comme un collège.

L’été que nous venons de passer nous a montré une évidente baisse de fréquentation qui n’est pas uniquement due à la conjoncture économique. Il y a ailleurs une concurrence certaine. Et pas très loin en plus. Il suffit de passer le Bego.
Petit à petit, l’enlaidissement de Quiberon se poursuit, les gens vont ailleurs, là ou c’est plus beau. Le commerce périclite. Et en plus les indigènes votent avec les pieds ! La qualité de vie que nous avons toujours connue à Quiberon est en train de baisser.

Et pourquoi ces clandestins et autres clodos qui commencent à circuler et à passer leurs journées à gésir sous le boulevard, sous le podium de la grande plage ou à pratiquer la mendicité agressive sur la promenade de la plage ? A quand les "bandes ethniques" ? Alors que l’indigène ne peut plus circuler normalement sans être filmé, ce ne sont qu’interdictions et contraintes diverses pour lui. Ce n’est pas pour rien que l’on se fait filmer et espionner à notre insu... C’est le règne du flicage intégral en dépit du bon sens et du soupçon ! Si encore c’était efficace ! Quand on n’est pas badgé par catégories pour aller sur les ports.... Serait-ce la fin du "Polis" des anciens grecs ?

Bientôt la pêche à la ligne va être elle aussi contrôlée !. Et la baignade, et le jardinage... Vive le principe de précaution !

On monte en épingle les faits divers tandis que les affaires importantes sont occultées. La presse locale est très douée pour cela !

Si nous continuons ainsi, nous allons faire naufrage faute de capitaine...


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