@Quiberon

Une belle adresse à Quiberon...

1 (ou 3 ou 5) quai d’Hoëdic
dimanche 8 février 2009 par Patrick LUCO

Ted Stanger est un journaliste américain qui bénéficie d’une certaine notoriété en France. Les anglophiles le connaissent car durant pas mal d’années, il a été en charge de l’antenne parisienne de Newsweek. Il intervient régulièrement sur les ondes de RTL ainsi que dans la presse écrite (le Monde, le Nouvel Obs., etc.).
Politiquement proche des démocrates américains, c’est un grand pourfendeur du « welfare state » à la française et à le lire, il est évident qu’il n’est pas un grand fan du parti de la rue de Solferino. Il est ainsi l’auteur de la série des « sacrés » (Sacrés Français !, un Américain nous regarde, Sacrés Américains ! nous les Yankees on est comme ça ou de Sacrés fonctionnaires !).

Ce dernier ouvrage traite avec humour des aspects kafkaïens et irrationnels que l’administration française peut présenter aux yeux d’un étranger qui se définit comme un « américain de Colombus (Ohio)(1). On aurait pu croire que l’auteur, dans ses illustrations, se serait cantonné à des exemples parisiens. Et bien non, il évoque brièvement Quiberon et sa municipalité. Je ne peux donc que citer l’auteur :

« Je vous l’ai dit : on ne sait jamais d’où viennent les ennuis [NDR : Monsieur Stanger parle ici de l’obsession des administrations françaises pour les adresses fixes] Lorsque la mairie a décidé de changer la numérotation sur le Boulevard d’Hoëdic face à la mer à Quiberon, la vie des résidents fut soudainement chamboulée. Depuis toujours, les numéros des maisons allaient de 1, 2, 3 jusqu’au 12, car en face, il n’y avait que des poissons.
Pour se mettre en conformité avec le Code des Collectivités locales, la rue ne devait comporter que des numéros pairs, ce qui entraina de très nombreuses démarches pour modifier les cartes d’identités, passeports, permis de conduire, inscription à la sécurité sociale, carnets de chèques, cartes grises, références fiscales, etc.

-  Tout cela coute cher ; constate dubitatif un résident dont le numéro 8 est devenu le 18.

-  C’est en ayant le souci de rendre le numérotage des rues cohérent que les services techniques se sont attelé à la tâche, défend de son coté un fonctionnaire de la mairie. »

Ted Stanger conclue son propos en évoquant le destin de Marie Antoinette. J’avoue qu’à la lecture de ces quelques lignes, je n’ai pas pu m’empêcher de sourire.

Je laisse le lecteur juger mais bien entendu, je recommande la lecture des ouvrages de Monsieur Stanger qui apportent beaucoup aux français qui veulent comprendre les américains et aux français intéressés par un regard plein d’humour sur leur pré carré.

(1) Monsieur Stanger est modeste avec lui-même et omet souvent de dire qu’il est également un ancien étudiant de l’université de Princeton. Je tiens également à signaler que sa maitrise de la langue française frise la perfection et que dans ses ouvrages, il fait montre d’un humour somme toute très…anglais !

(2) Ted Stanger anime un site personnel : http://www.tedstanger.net/


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