@Quiberon

Pin-pon !... Des abeilles !...

Grand émoi rue de Verdun...
samedi 18 avril 2009 par Patrick LUCO

Cet après midi, en cette belle journée de printemps, alors que je remontais la rue de Verdun, dans l’azur du ciel de Quiberon, le vol opiniâtre de quelques abeilles à la recherche d’un gite a attiré mon attention...

Quelques instants plus tard, revenant du bourg, je suis étonné de l’absence de circulation automobile.... Toutefois, j’avais bien remarqué auparavant le passage supersonique d’un fourgon de pompiers.

Un peu plus loin, près de la mairie, il y avait des attroupements derrière des barrières de sécurité. Des pompiers tenaient la foule apeurée à distance.

Les abeilles attaquent !

Etait-ce un crash de brouette ? Un nouveau tchernobyl ? Un débarquement de Marsiens ? Le marsipulami s’était-il encore échappé de Champignac ? Que nenni !

Pourtant, je n’ai pas vu de périmètre de sécurité, ni de cordon de police, il n’y avait pas non plus de tank au carrefour, la flotte n’avait pas appareillé de Brest, les transall n’embarquaient pas de parachutistes.... Bizarre !

Je n’ai pas vu non plus de cellule psychologique... Etonnant !
Non ! Rien de tout cela !

Mais quelle était donc la cause de cette agitation ?

Tout le monde fixait le sol avec une mine atterrée. Il y avait bien deux petites masses au sol, comme si c’étaient des bouses de vache. Pourtant les vaches sont interdites dans le bourg ? Qu’est-ce donc ?

Par curiosité , je me suis approché.....

Ce n’était pas du tout du goût des intervenants, membre d’un corps d’élite, qui m’ont attrapé par l’épaule parce que je courrais un très grand danger !

- " Ecartez-vous !"
- " Dégagez ! On vous dit de dégager !"
- " C’est très dangereux ?"
- " Quoi ? Une bouse de vache ?"

Après tout on ne sait jamais ! Sur la voie publique, si les bouses avaient explosé vous pensez ! Il aurait fallu une cellule d’aide psychologique... Déclencher le plan "ORSEC"...

Mais non !
C’étaient "mes" abeilles qui, lasses, avaient atterri sur le bitume de la chaussée au lieu d’aller dans mon jardin où je les aurais volontiers accueilli !...

En plus, je voulais voir si "mes" abeilles, étaient bien les nôtres, c’est à dire des abeilles communes de nos contrées, et non pas des abeilles "sans-papiers"... Clandestines ! quoi ?...

Moi, ce que je craignais surtout dans cette affaire d’Etat, c’est que ces insectes si utiles ne fussent détruits malgré la protection qui leur est accordée depuis Napoléon, qui en avait fait un des symboles de l’Empire.

Eh oui ! Dans un pays qui cultive jusqu’à l’outrance le principe de précaution, je m’attends au pire !

Cet insecte si utile, butine d’une manière opiniâtre et systématique les fleurs de nos vergers et de nos jardins. Grâce à ces abeilles, qui bénéficient de la protection des lois et des jardiniers, nous pouvont cueillir et savourer les fruits de nos vergers et jardins. Sans abeilles, nous n’aurions pas le plaisir de gouter des fraises ni de sentir des roses parfumées. Nous serions très malheureux...

Il y a quelques temps déjà, je m’étonnais de ne plus voir d’abeilles. Effectivement ! S’il faut les pompiers à chaque fois que des abeilles migrent, je ne suis pas étonné de ne plus en voir à Quiberon ! Ceci explique donc cela !

Je n’ai pu m’empêcher de m’enquérir sur le destin qui allait être réservé ! Ouf ! Un apiculteur était pressenti ! Elles ont échappé au lance-flamme....

PS : Quelques instants plus tard, j’entendis : "Faut pas aller par là, il y a des guêpes..." Voilà où on en arrive !


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