@Quiberon

Attention à la faillite !...

vendredi 30 juillet 2010.

On s’en souvient encore : "Je suis à la tête d’un Etat en faillite », avait déclaré le Premier ministre, François Fillon...

Depuis, il parait qu’une quinzaine de présidents de conseil général pourraient à présent déclarer la même chose !...

Atteints souvent par la folie des grandeurs ou encore s’étant pris pour des féodaux tels que ceux qui furent combattus par Louis XI, ils pourraient dire la même chose au sujet des départements qu’ils "gèrent".

Ah ! Ils ne risquent pas d’être démentis par le cours des événements ! : En effet, les comptes publics locaux montrent une certaine fragilité financière des collectivités départementales.

Même si en apparence, la situation budgétaire des communes et des régions semble globalement meilleure, c’est moins préoccupant que ne le disent leurs responsables.

Certains départements en sont arrivés au point de ne plus pouvoir remplir leur obligation d’équilibre budgétaire. Certes ce n’est pas la qualité de leur gestion seule et unique responsable. Les frais de personnels ont divagué pendant des années, et surtout depuis 2000 (culbute due à l’Euro !) et cela bien plus vite que ne le justifiait le transfert de fonctionnaires d’Etat.

Depuis l’an dernier, la tendance de ce côté là serait à d’assagissement sans doute par effet modérateur de la Cour des comptes que d’aucuns voudraient.... supprimer ?

Les finances départementales sont victimes des circonstances qu’elles ont elle-même déclenchées : d’un côté des recettes qui s’effondrent sous le poids de la crise, de l’autre des crédits d’aide sociale qui s’envolent jusqu’à cannibaliser les marges de manœuvre de l’action culturelle ou l’amélioration de la voirie tout en agissant sur les retours des SEM !... Voilà pourquoi les redevances portuaires s’envolent !.. : faut raquer pour payer la nuée de directeurs de toutes espèces de la nébuleuse ! Ce serait une erreur n’y voir qu’un phénomène conjoncturel, comme si la vague sociale qui secoue les départements était née de la dernière crise.
Les conseils généraux sont les victimes de politiques sociales dispendieuses et mal évaluées, qu’ils ont d’ailleurs choisi d’amplifier du fait de leurs orientation politiciennes (clientélisme ?).
C’est un Etat longtemps impécunieux qui n’hésitait pas à faire fonctionner la planche à billets, qui leur impose de gérer une allocation personnalisée d’autonomie dont le coût a été volontairement sous-évalué par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin qui l’a instaurée.

Entre 2003 et 2010, les budgets consacrés à l’APA auront doublés, passant de 3 à 6 milliards d’euros. Cà c’est de la prévision ! du GozPlan en quelque sorte !

Il ne faut pas croire qu’en asséchant leurs recettes, qu’elles réviseront leurs dépenses. Pas possible ! Personnes âgées, bénéficiaires du RMI, handicapés : guichets de l’Etat providence : les conseils généraux sont bien obligés de payer.

Cela vient rappeler l’impérieuse nécessité d’une révision des politiques publiques. Au moins les départements devraient-ils commencer par évaluer ces aides complémentaires qu’ils ont mises en place au fil du temps, ici pour prendre en charge le coût des cartes de transport, là pour financer un logement social. Là pour alimenter des associations aux finalités douteuses...

Alors certaines municipalités devraient réfléchir à deux fois avant de se lancer dans des travaux pharaoniques dans le contexte actuel...

Il faut sortir de la soute les toiles de gros temps si on ne veut pas démâter pour finir à la côte !...


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